Cyril aime la politique

janvier 8th, 2012

Quasiment les débuts d’écrivain d’Harlan Coben

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Sans un adieu - Harlan Coben - 1990, 1993 - Pocket Thriller 14796

Certes, ce n’est pas un grand livre. Et dans sa préface, l’auteur critique les à peu près, même s’il reconnaît ne pas avoir voulu le corriger a posteriori, et en a réutilisé certaines coutures dans des histoires ultérieures.

Il n’est reste pas moins que c’est un intrigue de facture classique : un couple jet set, et lui disparaît mystérieusement lors de leur nuit de noces. Tout milite pour une mort accidentelle, dans un endroit paradisiaque de surcroît, en Australie. Mais sa jeune et ex mannequin d’épouse ne va jamais y croire et investiguer.

Néanmoins cela se lit facilement, est distrayant avec des jalons et un rythme régulier qui n’ont rien de faciles ni d’invraisemblable. Cela aurait pu faire un scenario de film à succès. Et nous n’en sommes pas si loin avec l’adaptation de Ne Le Dis A Personne, tant les similitudes sont grandes entre les deux histoires.

Un bon bouquin de vacances ou de trajet. Rien de plus mais c’est déjà cela.

décembre 30th, 2011

Modernité ne rime pas forcément avec fraîcheur et revisiter des “classiques” a du bon

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Contes et nouvelles de Guy de Maupassant - Nouveaux classiques Larousse (collection constituée en 1933)

Les brocantes ont du bon, de pouvoir à peu de frais revisiter les classiques qui n’ont plus guère leur place dans les bibliothèques familiales, municipales et plus même de valeur commerciale ou à titre de don.

Bref, après la lecture du premier tome (cf. chronique du 8 juin dernier de ce présent blog), voilà achevée celle du second. Toujours aussi bon. Quoique différent : moins de chroniques paysannes au réalisme cru (bien que de Maupassant critiquat à l’époque les notions de réalisme ou de naturalisme), moins de morts. Mais la récurrence d’un thème à travers la moitié des dites nouvelles : la peur voire l’épouvante. Souvent gratuite, sans explication ni conclusion pour nous éclairer.

Au vrai sa lecture est définitivement moderne. Dans l’économie de mots (de Maupassant s’érigeait contre le stylisme et les néologismes en tout genre) ; il parvient à être juste & précis avec un vocabulaire simple.

Les thèmes n’ont rien à envier à E.A.Poe ou au fantastique actuel.

Et au final, vous passerez un bon moment de terreur, d’absurde et parfois de sourire voire d’humour noire (cf. la volonté forcené de deux compagnons de pêche pour aller tater le goujon au-delà des lignes prusiennes en 1870). Un must à revisiter.

décembre 28th, 2011

N’est pas Ian Fleming qui veut, même en y faisant allusion

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Le projet Bleiberg, David S.Khara - Poche 10/18 domaine policier 4497 - Editions critic 2010

Si j’avais commencé cette chronique à la première moitié de l’ouvrage, peut-être l’aurais-je catégorisé dans les livres “coups de coeur”, thriller historique sur fond de CIA et de  Seconde Guerre Mondiale. Histoire de se vider la tête avec une bonne lecture de vacances.

Or il n’en est rien et des plus fins, spécialistes de ce genre policier, diront que c’est de la grosse ficelle marketing. Car tout y est pour faire un cocktail best seller à la Fleming ou Tom Clancy : canevas historique à travers les suites de la Seconde Guerre Mondiale, le gros complot militaro-industriel à travers un consortium supranational & les services secrets. Sans parler de mutant ou de golden boy qui découvre en vingt pages sa véritable identité après avoir perdu dans la foulée père / mère et … père de coeur.

Au vrai tout n’est qu’épisodes entendus et secrets dignes des Templiers ou du Da Vinci Code. Mais là il s’agit des Nazis. Quoique pas vraiment. Ce serait trop simple.

A fuir et repliez-vous plutôt sur un bon vieux Henning Mankell si vous voulez une bonne intrigue, crédible, et des personnages à la psychologie travaillée.

décembre 25th, 2011

Comment écrire le road movie d’un héros sans permis, ou un roman d’espionnage people franchement français ?

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Le ravissement deBritney Spears, de Jean  Rolin - Roman P.O.L. Septembre 2011

Attention ce livre est un o.v.n.i. et va vous ravir, sans jeu de mots avec le titre lui-même du roman.

Car il est vrai que le “teasing” (autorisons-nous cet anglicisme puisque l’essentiel de l’histoire se déroule à L.A.) était prometteur avant d’attaquer la lecture de ce “Ravissement” (sans présager du plaisir, du ravissement que laisserait sa lecture elle-même) : critiques unanymes du Masque Et La Plume -ce qui n’est pas fréquent- Et un superbe jeu de mots dans le titre, toujours autour du mot “ravissement”. Avait-il servi de titre après rédaction de l’intrigue, ou à l’inverse d’idée de départ à l’écriture de l’histoire improbable ?

Toujours est-il qu’on est bien à la fois au coeur du ravissement que provoque la star Britney Spears, notamment à travers ses quelques millions de followers sur Twitter & également du pseudo-risque d’enlèvement de la dite Britney par une frange d’Islamistes cherchant à renouveler le 11 septembre.

Or les services secrets français confient au narrateur, agent français qui a entre autres particularités de ne pas posséder de permis de conduire, la mission de suivre voire d’exfiltrer en cas de danger la starlette des charts américains. Histoire de damer le pion à la CIA et autres FBI, et idéalement de servir l’office du tourisme antillais en choisissant alors ces îles pour libérer Britney du danger barbu.

Au vrai, l’histoire n’est qu’un prétexte pour la découverte de L.A., à pied, en métro et à travers toutes les lignes de bus qu’il arpente par ce Français véritablement décalé.

Et au-delà d’une histoire qui n’a pas que le mérite de l’idée originale du scenario, l’auteur écrit extrêmement bien. Avec un choix de vocabulaire de plus en plus rare. Surtout dans un récit qui n’a rien de niaiseux ou intellectuel.

Un vrai plaisir de langue française. Encore davantage quand on le lit loin de l’hexagone. Lequel donne envie de découvrir le reste de l’oeuvre de Jean Rolin.

décembre 21st, 2011

Sans jouer les lecteurs de Libé en parlant de racisme pour les Intouchables ou de Pétainisme à l’époque d’Effroyables Jardins, y’aurait-il un retour des bons sentiments ?

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La délicatesse de David Foenkinos, roman Gallimard et en poche

On ne peut sans doute pas parler de coup marketing au moment de sa rédaction, puisqu’il s’agit du huitième roman de l’auteur. Mais c’est vrai que sa mise en avant dans les pages de ELLE (encore une fois) me donne envie de le lire. Malgré le côté best seller à la Musso. Pour la thématique un peu singulière de nos jours : la Délicatesse. Et sans savoir que le projet de film était déjà bouclé.

Car nous sommes rentrés dans une belle mécanique marketing au moment d’écrire ces quelques lignes (jusqu’à la vente des billets du film sur Vente Privée).

De marketing, il s’en agissait déjà voici quelques années quand les marketeux géniaux -ou les cocaïnés de leur agence de pub- avaient trouvé ce slogan pour une marque mass market de chocolat, Lindt : “un peu de douceur dans ce monde de brutes”.

Avec la délicatesse, nous surfons sur la même envie du lecteur. En tout cas, la mienne. Ne me sentant pas un exemple de délicatesse, ni dans les mots, ni dans la trop grande énergie : suivre l’évolution de l’héroïne, Nathalie, sa déserrance affective dans une débauche de travail après un drame, puis son amourachement progressif pour un Markus improbable, c’est une bouffée d’air frais. Rapide car le livre ne compte que deux cent pages.

En plus, même si là encore les intellectuels dotés d’un meilleur décryptage littéraire que le mien, critiqueront ses effets de style facile de cette génération de Beigbeder ou autre Moix : la lecture est plaisante, décalée . Avec ses renvois saugrenus ou ce déterminisme des prénoms pour lequel David Foenkinos ne choisit pas “Nathalie” au hasard.

Au vrai, comme Intouchables actuellement au cinéma, “La Délicatesse” ne mérite pas le concert de louanges dont il bénéficie. Ce n’est pas Belle Du Seigneur (même si l’auteur y fait innocemment allusion). Mais c’est une pause délicate, pleine de bons sentiments qui nous réhabilite le genre humain en nous faisant croire en une forme de pureté : oui on peut être une executive woman, un peu poussée par son sex appeal, sans l’avoir provoqué & en méritant ensuite pleinement sa place professionnelle ; et rester une âme pure -sans chasteté pour autant car tout se marie harmonieusement- pas uniquement sensible au physique et à l’intérêt social de son patron ou de collègues plus prestigieux.

Ca c’est pour l’histoire. Ensuite s’il se trouve que l’auteur est aussi le frère d’un directeur de casting connu & qu’ils décident tous deux de monnayer leur pépite en optant, comme par hasard, pour une Audrey Tautou d’”Amélie Poulain” (la même vague de bons sentiments mièvres disait une certaine presse de gauche) et d’”Ensemble C’est tout” (autre adaptation d’un best seller sur un groupe d’esseulés de Gavalda) : cela montre qu’on peut avoir envie de parler de Délicatesse tout en engrangeant les bénéfices.

décembre 20th, 2011

N-ième policier suédois ou véritable nouveauté … qui a déjà quatre ou cinq ans ?

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L’heure trouble de Johan Theorin - Thriller livre de poche, Sélection 2011 prix des lecteurs & prix du meilleur roman policier 2007 en Suède - Titre original : Skumtimmen

D’ailleurs pourquoi préciser le titre original ? Cela n’ajoute rien aux Francophones que nous sommes. Si ce n’est que nous commençons à être bien habitués à cette garnison de policiers nordiques, suédois certes mais aussi islandais, danois ou norvégien. Sans parler même du succès planétaire des Millenium qui est au genre thriller nordique, ce que Harry Potter est au roman britannique : un u.f.o.

Bref alléché par ces récompenses rappelées ci-dessous, et sans doute aussi par un article flatteur dans Elle et/ou une mise en avant à la FNAC, je me lance dans cette lecture. Laquelle effectivement est un peu singulière quand on a lu précédemment la sage des Kurt Wallander ou un Isaksson.

Ce qu’on retrouve, c’est une Suède où finalement il ne fait pas si bon vivre. Où l’on cite la seule gloire locale, I.Bergman, le records des dépressions nerveuses & où l’on sent -néanmoins moins que dans d’autres ouvrages- la prédominance de l’alcool.

L’intérêt de “l’Heure Trouble” ne tient pas tant dans l’histoire. Plus exactement dans deux histoires parallèles, parfois sur des échelles de temps différentes : Jens enfant de sept/ huit ans qui disparaît dans les brouillards d’Oland en 1972 ; et le road-movie pathétique et criminel de Nils Kant, l’enfant malaimé du pays qui fuira sa terre natale à la fin de la guerre.

Mais tout d’abord dans son rythme ; lequel peut en agacer certains s’ils sont habitués à des thrillers haletants pleins d’hémoglobine chaque dizaines de pages. Nous en sommes loin tout au long de ces 550 pages.

Car on suit surtout la psychologie de plusieurs personnages impactés par l’une ou les deux histoires pré-citées : Julia, légitimement déprimée et alcoolisée, qui ne se remet pas de la disparition de son fils plus de vingt ans après. Gerlof, son père, le “roc” de l’histoire et du pays car il a sillonné les mers alentours mais connaît parfaitement Oland et ses habitants. Tetu il va s’épuiser (au sens littéral du terme car son corps ne suit pas sa volonté de fer conservée) à poursuivre la piste poursuivie par son ami Ernst, mystérieusement disparu voire assassiné : pourquoi cette chaussure de Jens reçue par la Poste vingt ans après les faits ?

Au final, un huis-clos quoiqu’à l’air libre entre tous personnages à la psychologie plus complexe qu’il n’y paraît. Et un épilogue également plus complexe qu’on ne le croît tout au long du déroulement de l’intrigue.

Pour convertir ceux qui ne le sont pas encore aux romans policiers suédois, et renouveler la foi de celles et ceux qui sont déjà adeptes du genre.

décembre 12th, 2011

A propos de la déclaration de ce soir du poète de Villepin

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Hier soir au 20H de TF1, charmé par Claire Chazal, Dominique de Villepin se déclare candidat à la Présidentielle de 2012, ratissant tant à droite qu’à gauche

Est-ce utile d’épiloguer sur notre grand (par la taille plus que par le talent politique) poète diplomate Dominique ? Lui qui n’a jamais concouru à un suffrage local, départemental ou autre. Lui qui est surtout guidé par sa haine viscérale : “tout sauf Sarko”.

Lui comme Hervé Morin (et sa déclaration d’intentions pathétique tant sur la longueur et l’ineptie du discours, que par le décor venteux), ou le Béarnais Bayrou de plus en plus esseulé : retiennent-ils les leçons d’avril 2002 dans leur entêtement ?

Malgré la bonhommie d’Hollande, on va droit vers un Sarko nouveau Jospin débouté. Et c’est Marine qui se lèche les babines devant ce marigot de prétentieux sans assise populaire. Contrairement à elle…

novembre 13th, 2011

Jeunisme, racisme anti-vieux, ou idée judicieuse anti-cumulards ?

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A propos de la proposition de cette semaine d’Arnaud Montebourg : limiter l’âge des mandats à 67 ans révolus.

Qui ne connaît pas notre Arnaud Montebourg national ? Le Don Quichotte flamboyant du Parti Socialiste, l’Avocat qui se transforme en procureur / pourfendeur : de Chirac quand il est le premier à l’époque à réclamer son inculpation et la fin de son immunité présidentielle, de la mondialisation avec son concept -absolument pas démagogue et complètement réaliste- d’antimondialisation, et désormais … la retraite obligatoire des élus. Non pas à 60 ans comme tout bon socialiste le préconise. Mais à 67 ans révolus, donc 68.

Pourquoi ce taquet ? Non pas par une quelconque nostalgie de ce chiffre historique de 68, mais pour se caler sur la retraite légale des Universitaires (?!?). Aucun rapport…

Comme souvent avec ce “baveux” récent candidat brillant aux Primaires socialistes, l’idée paraît sensée et surfe sur une vraie problématique : malgré les quotats Hommes / Femmes, trop de cumulards aux multiples portefeuilles. Et un sentiment de la part des Français qu’un quarteron -de droite comme de gauche- chauffe les bonnes places, sans vouloir les céder.

Et pourtant Montebourg se trompe de combat, voire fait preuve d’un certain racisme anti-vieux, et d’un antidémocratisme qu’il aura vite oublié lui-même, quand il aura atteint cet âge fatidique dans une petite vingtaine d’années.

Tout d’abord, pourquoi 67 ans ? Pourquoi empêcher un artisan en retraite, un journaliste, un chef d’entreprise de se lancer en politique quand sa vie professionnelle lui laisse plus de temps pour se consacrer à la vie civile et citoyenne et faire bénéficier aux autres de ses talants acquis ? Et si élire un candidat plus que sexagénaire pose un problème à certains, autant le peuple le décider en toute intelligence, collective et non décrétée par quelques caciques socialistes : par les urnes, démocratiquement.

Ensuite, si le peuple peut décider lui-même de l’âge limite de son représentant, le vrai problème -notamment à droite et au P.S. (c’est moins vrai chez les Verts hormis Mamère député ET maire de Bègles)- demeure le cumul des mandats à un instant T. A l’instar de notre première de la classe UMP qui à un moment, nous soutenait mordicus qu’il avait le temps d’être député, secrétaire ou président de l’UMP, maire de Meaux et … avocat d’affaires à ses heures perdues. Et LA oui, légiférer pour enfin limiter ce cumul est pertinent. Mais sans doute cela intéresse-t-il moins notre Arnaud ?

Enfin, le cumul d’un même mandat est-il un souci ? Comme Fabius huit ou neuf fois député de Normandie, ou -pire- le règne de Chaban à la mairie de Bordeaux ? Là encore ce n’est pas aux élus et aux élites d’en décider, mais aux citoyens par leur vote.

Plus que des quotats d’âges, le P.S. devrait vraiment s’atteler (et je suis crédible en le disant car j’étais originellement contre cette idée “nord-américaine”) à des quotas, non pas des limites mais des planchers mini, de minorités visibles (pauvre Malek Boutih au sein du parti socialiste…), de femmes, voire de certaines catégories socio-professionnelles. De telle manière que les ouvriers, les agriculteurs, les employés du tertiaire ou ceux à domicile aient un poids devant les avocats et autres professeurs d’universités. De droite comme de gauche.

novembre 1st, 2011

Quand on est une “bête” politique, on l’est jusqu’au bout. Et on peut évoluer à tout âge, sans être Pierre Laval ou Eric Besson

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A propos du livre actuel et des propos lors de la promotion de cleui-ci par son auteur : “Gaby” Cohn-Bendit

Plusieurs hommes politiques ont des frères parfois … embarrassants. Sans tomber dans les extrêmités judiciaires comme ceux d’Alain Juppé ou de Rachida Dati, ou les abîmes alcooliques d’un Philippe Léotard avec son benjamin UDF libéral, François.

On peut penser à Olivier Jospin plus trotskyste que notre ex Premier Ministre Lionel. Ou les frères Poperen, l’un au P.S., l’autre plus à gauche au P.C.

Mais le couple plus complémentaire est sans doute à chercher chez les Cohn-Bendit : l’aîné, français lui, Gabriel qui est passé par le Parti Communiste, le PS.U. ou des partis plus libertaires. Et inutile de présenter le cadet plus célèbre, “Dani le Rouge”, “le Juif Allemand”, vrai européen dans l’âme entre mandats allemands et français, ayant réussi entre autres les meilleurs scores écologistes dans l’hexagone pour les Verts Europe Ecologie (votre serviteur ayant modestement contribué à ce succès en votant pour lui, plus pour lui d’ailleurs que pour son allié insupportable : le moustachu Bové).

Et justement, c’est au titre de ce parti des Verts français que le frère aîné Gaby se distingue intelligemment. Très intelligemment et tactiquement.

En effet, il critique vertement l’acharnement électoral des Ecolo. aux prochaines Présidentielles. Raillant en même temps les petits ego & ambitions des uns et des autres pour obtenir l’investir et les places au chaud. Une de ses cibles favorites étant Jean-Vincent Placé ; lui le vieux trotskyste et altermondialiste pour lequel être vert et rêver d’être Sénateur et Ministre de l’Intérieur est complètement incompatible.

Mais pour en revenir à sa critique stratégique de fond, Gaby Cohn-Bendit ne comprend pas pourquoi aller droit au mur et risquer les 1.5% de Voynet aux dernières élections suprêmes, ou au mieux le meilleur score de 5% réussi par Mamère. Alors que selon lui, les Verts devraient plutôt capitaliser sur les 12% / 16% de voix qu’ils pèsent aux élections intermédiaires pour négocier, en amont, avec les Socialistes. Les seuls qui ont une chance de passer. Négocier ministères importants et investitures croisées aux élections locales.

Second argument de poids pour cet expert aguerri à la Politique : depuis 2002, plus aucune élection Présidentielle ne laissera de chance aux petits : “voter utile”.

Et il a complètement raison puisque voilà neuf ans que je me mords les doigts d’avoir opté pour … Corinne Lepage au premier tour avant le duel Le Pen / Chirac. La preuve en 2007 où je vote deux fois Sarkozy, à chaque tour … à mon corps défendant.

Malheureusement, les faits lui donnent et lui donneront raison. Historiquement, les Verts sont toujours ridicules aux Présidentielles eu égard à leur véritable poids politique. Se chamaillant sans cesse plutôt que de privilégier leur chance de succès : Eva Joly Vs Hulot, excluant toute alliance avec le populaire Waechter de l’époque parce que trop à droite, sans parler de l’épisode presque drôle de l’inconnu Lipietz investi … et déjugé peu après pour être remplacé par Mamère.

Et surtout, quand on voit -et nous ne sommes qu’au début- au poids inespéré voici quelques semaines, que va peser les 15% de Montebourg au sein des Primaires socialistes : on se dit que les Ecologistes devraient en prendre de la graine. Idéalement, mais ils ne le feront pas, en engageant un candidat aux prochaines Primaires. Car ensuite, impossible pour l’investi socialiste de faire fi des projets et diktats écolo. Comme le retrait du Nuclaire.

Quant à Gaby le réaliste, l’animal politique : il va jusqu’au bout de sa logique en affirmant voter Hollande dès le premier tour en 2012. Son égo, sa volonté absolue de “tout sauf Sarko” l’emportant largement sur ses anciens amours verts.

novembre 1st, 2011

Servir l’Etat et des causes justes, ou être servi par les ors des Palais ?

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Séance parallèle de ciné, puis Public Sénat avec présence de Bruno Beschizza

Certes il faut éviter les parallèles entre fiction et réalité. Néanmoins parfois, on peut douter de ce qu’est réellement la vérité et l’illusion.

En effet, dans la même soirée, je vois dans un premier temps Polisse, le (remarquable) film de Maïween sur la Brigade de protection des Mineurs. Puis -notamment pour faire redescendre la “pression” du dit film réaliste- j’assiste à un débat sur la sécurité auquel est convié Bruno Beschizza.

Et là, il y a des confrontations qui laissent pantois quant à la récompense au mérite.

D’un côté, des personnages de fiction joués par Joey Star, Marina Foïs ou Karine Viard. Un hommage à ces héros du quotidien qui luttent et s’expliquent pour récolter de petites gouttes, quelques enfants et ados soustraits de la violence inouïe. De l’autre, un récent représentant de l’UMP, Bruno Beschizza, que j’avais personnellement laissé leader syndical de Synergie Police, plutôt à droite au sein de la police. Et quand on parcourt son profil (il est bien décrit dans un article Wikipedia), on voit tout l’intérêt de “brasser du vent”, même avec talent, et de courir après les honneurs visibles :  concours d’officier de police voici 20 ans … sous-préfet en 2010. Entretemps, élu du Personnel 4 ans après ses débuts professionnels en 1995 /  Conseil Supérieur de la Fonction Publique en 1998 / 12 représentant syndical de Synergie-Police / tête de liste UMP en 2010 / Chevalier dans l’ordre nationale du Mérite en 2008 (…)

N’est pas héros qui veut et le courage ne se mesure pas toujours aux médailles acquises. La société des strass et des ors des Palais, plutôt qu’à l’humanité au quotidien. Ce n’est pas spécifique à la Droite ou à la Gauche.

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