Cyril aime la politique

juin 6th, 2017

Divination ou simple capacité à capter l’air du temps, contemporain ou non ?

Poster par cyrilaimelapolitique in Livres Coups de coeur

Quinquennat - Marc Dugain - Folio 6099 - Editions Gallimard 2015

Lecture achevée du deuxième opus de la trilogie l’Emprise de Marc Dugain. J’ai donc déjà eu l’occasion de commenter le premier volet.

Point commun dans la continuité : Dugain sait écrire des intrigues tellement enracinées dans la réalité : la Guerre de 14, les services secrets de Hoover, la catastrophe nationale du Koursk. Ici l’emprise des politiques et d’industriels sur les affaires de notre pays.

Avec “Quinquennat” Marc Dugain change légèrement de registre. Nous étions quasiment dans le policier dans son premier opus. la traque d’un syndicaliste par une jeune femme des services intérieurs. Désormais ce sont les intrigues, les rapports de force entre les alliés politiques d’un même gouvernement. Launay est en passe d’être élu face au leader populiste du parti patriotique. Et doit composer avec son ennemi de l’intérieur, Lubiak. Quant à notre agent féminin des services secrets, Lorraine, elle en sait beaucoup trop -même si c’est peu- et doit surtout … assurer ses arrières afin de sauver sa peau.

Bref, cette suite est à la hauteur de la promesse du premier. Et l’ayant lu la semaine précédant le second tour des Présidentielles 2017, c’est confondant de voir le programme post élection d’un Launay, certes plus aguerri et vieux qu’un Macron, triomphant d’un leader patriotique très semblable à une Marine…

Moi je reste un inconditionnel de Dugain au fur et à mesure de mes lectures. D’aucuns trouveront sans doute que son inspiration est trop empreinte de l’actualité contemporaine.

mai 2nd, 2017

The rise and fall of Ziggy Stardust ?..

Poster par cyrilaimelapolitique in Petits mots politiques

 A propos de la période actuelle, disons … depuis le début de la campagne présidentielle, … française et internationale

C’est le FN qui m’a elevé à la politique. Dreux avec Stirbois pour commencer. Et surtout les élections proportionnelles de 1986. Avec la vraie envie d’être plus politologue que militant engagé politiquement. Tout juste ai-je risqué un jour le coup de poing avec des imbéciles FNJ (pléonasme) de mon lycée.

A quelques jours du deuxième tour des Présidentielles de notre chère France, …j’oscille entre tristesse et sentiment de totale impuissance. Tristesse devant la bassesse des “écrits” que je peux lire sur les “débats” actuels. Certes des hommes politiques en premier lieu. Mais pas uniquement. La parole se libère aussi chez nos concitoyens … et ce n’est pas beau.

Et disais-je : totale impuissance devant les dernières échéances, les phénomènes de société. Lesquels m’échappent totalement. A telle enseigne que je ne devrais pas poursuivre ce blog, même à l’audience proche de celle du Modem à Hénin-Beaumont, supposé politique.

En effet, le constat est rude : tout me donne tort.

1/ aux deux Primaires socialistes, celle de cette échéance présidentielle mais également la première de 2011 : j’ai voté Manuel Valls. Outre l’occasion qui m’était donnée de voter -pour une fois- à Gauche, cela me paraissait important de choisir le meilleur / moins mauvais prétendant d’opposition à ses penchants politiques. Ainsi m’assurais-je d’une direction de l’état.

Résultat : Valls s’est vu préférer un commissaire politique est-allemand et frondeur tel que Benoît Hamon. Et quand il se propose à Macron, il est refusé de toutes parts. Pas assez libéral pour le gendre parfait amiénois et trop socialiste en même temps.

Mauvais choix de cheval. Un parmi d’autres.

2/ Pire aux primaires de droite. Là pas de risque de “plantage”. Mon favori, depuis des lustres, était celui de tous les sondeurs : Alain Juppé. “Amstrad”, l’ordinateur depuis les années quatre vingt. Le meilleur de nous tous, selon Chirac. Plus ouvert et plus autodidacte qu’il n’y paraît. Semblant avoir appris à la patine du temps. Verdict : je n’ai pas vu le raz-de-marée Fillon arriver. Précisément une énorme vague motivée par le plaisir de dégager Sarkozy à tout prix de ce deuxième tour. Et c’est mon fils qui m’a aidé à la comprendre quelques jours avant le premier tour. Quitte à voter sans connaître cet ex premier ministre, ex ministre des affaires sociales, ex proche de Philippe Seguin, moins charismatique.

Bis repatita avec la déculottée de Juppé reléguée à l’image de septuagénaire baveux et dépassé.

3/ sur le principe j’étais assez fan de ce principe des Primaires. De même que je l’étais des referendum. Au final, à l’épreuve des faits et de leur médiocrité, j’y suis totalement opposé. Quitte à passer pour un odieux fasciste peu partisan de la vox populi.

Dans un premier cas, celui des Primaires, c’est le candidat choisi par les militants qui l’emporte. Par les militants, souvent les plus radicaux et non pas tous les Français. Ainsi hérite-t-on d’un Hamon au P.S. et d’un Fillon au discours proche des marcheurs pour la vie. Il suffisait de voir la cacophonie à chaque choix d’un candidat Vert pour s’en persuader :

sans doute vaut-il mieux un bon bureau politique qu’une Primaire. Plus facile de rallier ensuite le plus grand nombre de Français à la Présidentielle que d’élargir sa base avec un partisan du revenu universel ou de l’arrêt de la Sécurité Sociale…

Dans un second cas, celui du référendum, rien de mieux qu’un vote à l’assemblée ou d’un collège d’experts. Plutôt que des Français qui ne comprennent pas l’enjeu du dit référendum, préférant voter pour ou contre le pouvoir en place. Sans parler de l’éviction sénatoriale du Général de Gaulle en 1969, quelle légitimité d’une consultation de tous sur la Nouvelle Calédonie en 1988 ?..

4/ et comme beaucoup, à commencer par les sondeurs qui n’osent plus s’avancer depuis, l’arrivée d’un Trump est tellement incompréhensible (le plus bling-bling des milliardaires élu par la frange la plus modeste et exclue du système des US) …qu’il n’est pas impossible de craindre l’équivalent en France dimanche.

5/ Résultat ? Je ne comprends plus les ressorts d’une grande majorité de nos concitoyens :

*le score de Marine Le Pen dimanche. Même si elle ne l’emporte pas, elle aura déjà gagné. En effet, une France avec plus de 30% des électeurs pour une candidate Front National, ce n’est pas neutre. C’est même grave, très grave. Or la barre franchissable est de plus en plus haute. La ligne rouge recule. Pourquoi un Mélenchon en arrive à faire l’amalgame entre Marine et Macron ? Comment ai-je pu entendre cette semaine un petit Beur de Marseille (OK un seul témoignage. Cependant un de trop) expliquer qu’il votera Marine plutôt que Macron pour nationaliser les entreprises & avoir un emploi !..

*à défaut de s’entendre sur Gauche Vs Droite, l’idée même de République n’embarque plus tout le monde. Pire les réseaux sociaux, trustés par les racistes, fascistes et autres crétins de tous poils, s’emballent alors pour fustiger les Bobos, les nantis, le système. C’est faire peu de cas des hommes du commando Kieffer qui ont défendu avec bravoure cette République française sans jamais profiter ensuite du système, justement.

Rappeler l’Histoire ne sert donc à rien. Sinon à convaincre les d’ores et déjà convaincus.

*à défaut de leçons de l’Histoire, les petites histoires alors ? Celles d’une Sonia Rolland rappelant son amour de sa France malgré le racisme haineux dont elle a été victime en son temps (de Miss France). D’un Dany Boon, fils de la diversité culturelle et religieuse, si bel étendard de sa région ouvrière d’origine. Ou de figures de proue d’une francophonie vaillante côté Goncourt avec Leïla Slimani et Gaël Faye.

Rien n’y fait : l’obscurantisme haineux et stupide se déclenche de plus bel à leur encontre.

Alors dimanche, même si Macron passe et devient notre prochain Président de la (encore) République française, j’aurais mal à ma France : une France sans Droite ni Gauche vaillante & rien à proposer de bien à la place. Avec une Marine à ??% pour laquelle, forcément, des fréquentations alentours auront voté.

Contrairement à ce que j’aurais pu penser ou dire plus jeune : il ne s’agira pas de la quitter. Cette France qui aura revêtu sa chemise noire. Mais de résister. Sans caricaturer tous les électeurs en “fachos” et les délinquiants métissés de banlieue en “jeunes désoeuvrés en quête de sens et de travail”.

Mais en refusant l’inacceptable, les raccourcis, les simplifications. En luttant au quotidien.

En arrêtant de tout accepter. Même sur son lieu de travail prétendument apolitique : pas de barbus, ni de crâne rasé propret.

avril 1st, 2017

Entre le livre politique et le scenario de série télévisée

Poster par cyrilaimelapolitique in Livres Coups de coeur

L’emprise, de Marc Dugain - Folio 5925 - éditions Gallimard 2014

Inutile de décrire Marc Dugain : la Chambre des Officiers, la malédiction d’Edgard ou le livre sur le Koursk. En attaquant ce premier volet, l’Emprise, j’étais en terrain conquis. Conquis par cet auteur extrêmement réaliste et efficace quel que soit le sujet, l’ambiance qu’il aborde.

Et c’est encore le cas dans cette histoire autour d’affaires, de deals internationaux, d’intrigues politiques et syndicales. Avec le plaisir de reconnaître des personnages réels très inspirants : Anne Lauvergeon puisque nous découvrons le dirigeante d’un ersatz d’Areva qui n’a pas encore digéré son éviction, un Corse intriguant et très documenté entre Charles Pasqua ou Henri Guaino.

mars 29th, 2017

Attention à la success-story qui virerait au maniérisme

Poster par cyrilaimelapolitique in Livres Coups de coeur

Condor, de Caryl Férey - série noire Gallimard - 2016

OK, OK : ce livre serait sans doute un “coup de coeur” facile pour celles et ceux qui n’auraient pas lu de roman de Caryl Férey avant.

Or comment passer à côté de ses ouvrages précédents ? le secouant Zulu, dont l’adaptation hollywoodienne est moyenne malgré Forest Whitaker et Orlando Bloom. Le summum, selon moi, avec Mapuche en Argentine, ses débuts avec l’Utu, le Breton “La jambe gauche de Joe Strummer”, ou le drogué “les nuits de San Francisco” pour ne pas tous les citer.

Et justement, c’est LA réserve après la lecture de ce présent Condor. Mapuche disait l’aventure d’un intellectuel cassé par les épreuves Ruben qui rencontre une indienne à Buenos Aires. Là, que nous raconte Condor : un avocat gosse de riche désappointé en perte d’idéalisme, un ancien héros des forces spéciales d’Allende contre Pinochet. Ce dernier vivant en colocation avec … une jeune indienne vidéaste de génie.

Bref, attention Caryl Férey. Et c’est un vrai amateur de vos livres qui vous l’affirme : il va falloir sortir de ces vieilles recettes qui se dégagent à travers votre oeuvre “commerçante” : une empreinte locale très marquée. En l’occurrence l’Argentine Vs le Chili entre Mapuche et Condor ici. Des personnages marqués que l’on retrouve trop systématiquement, comme des Indiens (Mapuche, Condor, voire les Nuits de San Francisco).

Entre littérature et “easy-writing” : visiblement le coeur de l’auteur balance.

mars 5th, 2017

Si l’on n’est pas fan, on peut regretter la plume…

Poster par cyrilaimelapolitique in Livres... à ne pas lire

“Intime, anti-biographie musicale” d’Alain Chamfort - Cherche-Midi - Collection Documents 2016

Pour des lecteurs qui le sauraient : c’est très étonnant que je puisse qualifier cette auto-biographie d’Alain Chamfort dans les livres “à ne pas lire”. Pourquoi ? Parce que je suis un fan inconditionnel du dit dandy de la pop française.

Ma déception ne vient pas d’une attente exceptionnelle

février 19th, 2017

un Héros, injustement méconnu à coup sûr … mais non sans faille

Poster par cyrilaimelapolitique in Livres Coups de coeur

Le Voyant - Jérôme Garcin - (Prix Relay des voyageurs lecteurs 2015 - Prix d’une vie Le Parisien Magazine 2015) - Folio 6115 - Gallimard 2015

Difficile de parler de ce petit livre. Sentiment mitigé.

Non pas sur l’écriture elle-même de Jérome Garcin : facture classique, on le connait. Adaptée à une biographie.

Ici l’auteur se lance dans une réhabilitation : celle de Jacques Lusseyran, objectivement inconnu. Comme d’autres héros anonymes de cette deuxième guerre mondiale (il suffit de s’intéresser, par exemple, au sort réservé aux membres du Commando Kieffer). Et là, on parle tout de même de la cheville ouvrière, le cerveau de la résistance étudiante dans Paris intra-muros.

Jacques Lusseyran a l’optimisme, l’intelligence chevillés au corps. Aveugle enfant, dès huit ans, il va lutter constamment : pour parvenir à poursuivre ses études (l’intégration des aveugles n’est pas légal à l’époque) même s’il ne parvient pas au bout de sa thèse, résistant, luttant contre la mort en camp, bénéficiant de peu de reconnaissance et d’aide après le conflit.

Durant toute cette période, Lusseyran est un personnage hors du commun. Extraordinaire au vrai sens du terme alors qu’il est galvaudé de nos jours.

“sentiment mitigé” néanmoins car on découvre dans la deuxième partie de sa vie, courte malheureusement à cause d’un accident de voiture de retour en France, un Jacques Lusseyran absent de ses obligations familiales abandonnant quasiment ses premiers enfants. Et rentrant dans une dérive sectaire durant de nombreuses années. Bref une suite paraissant indigne de l’intelligence du personnage et de ses faits d’armes … et de vie.

Un vrai personnage de roman avec toutes ses ambiguités.

janvier 4th, 2017

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis … de là à infléchir mon opinion sur le Gros Quinquin

Poster par cyrilaimelapolitique in Bouquins politiques

La Vie quotidienne à Matignon au temps de l’union de la gauche - Thierry PFISTER - Hachette 1985

Attention plongé dans un passé. Plein d’espoir mais aussi plein de naïvetés. D’hypocrisie et de népostisme selon moi quand on ne considère pas François Mitterrand comme un grand homme de la Vième République. A commencer par la photo du livre : le deuxième gouvernement Mauroy sur le perron. Et l’on s’amuse à se remémorer tous ces noms. Lesquels ont survécu, ou pas, dans les décennies suivants : Chevènement tout jeune, les ministres communistes du gouvernement avec par exemple un Fiterman qui prouvera être un honnête homme et Ministre, le versatile Jobert, Rocard encore souriant pas encore épuisé par les coups de Jarnac du retors Charentais président, Hernu semblant plaisanter avec son voisin Fabius pas encore victime de la trahison d’état du second avec le Rainbow Warrior, Auroux et son look de prof d’économie…

C’est cette couverture qui m’avait donné envie d’acquérir ce bouquin, dans une brocante, sur le stand d’un ancien étudiant de sciences politiques qui se débarrassait de ses “livres d’école”. Pour une lecture a posteriori avec un recul de trente ans.

Et ce fut une révélation. Un vrai intérêt pour cet envers du décor à Matignon en 1981 avec Pierre Mauroy. Encore une fois en conservant le plus grand recul face à un Thierry PFISTER partisan. Toujours est-il que Pierre Mauroy s’y montre honnête homme. Fidèle, à ses amis, à une certaine loyauté envers François Mitterrand (pourtant très condescendant à son égard). Bref, on ne peut pas lui retirer cela. Quant à son bilan, économique et social, … c’est autre chose.

A rajouter également un point intéressant : le mépris de la Province. Mauroy reste fidèle à son équipe lilloise en en intégrant certains de ses proches dans l’équipe du Premier Ministre ex secrétaire du Parti Socialiste. Or Paris, à la fois dans les serviteurs de l’état que dans certains de ses élus, va montrer un certain mépris à l’égard de ce nordiste bonhomme. Et lui ne va pas s’en préoccuper. Innovant même en ouvrant les portes de Matignon à son peuple de gauche & de province.

Enfin rien qui nous étonne. Avec les trahisons, les espoirs. Si, peut-être une majeure : la longueur de son sursis : durant des mois, Pierre Mauroy a cru “sauter” du jour au lendemain. Se définissant lui-même (anecdote d’un autre ouvrage : la Décennie Mitterrand) comme un fusible auprès du funeste François Mitterrand.

Au vrai une forme d’honnête homme ce Pierre Mauroy … aux dires de Thierry Pfister. 

novembre 20th, 2016

Attention nous sommes bien loin de la potiche bling-bling russe…

Poster par cyrilaimelapolitique in Livres Coups de coeur

Margarita LOUIS-DREYFUS, Enquête sur la fortune la plus secrète de France, d’Elsa Conesa - Grasset & Fasquelle 2013

Que savais-je de Margarita Louis-Dreyfus avant cette lecture, hormis la succession qu’elle a prise à la tête de la présidence de l’Olympique de Marseille après le décès de son mari, Robert LOUIS-DREYFUS ? Pas grand chose en vérité. Rien. Et pas beaucoup plus sur les affaires de son mari : adidas dans les années 90 puis l’OM dans la foulée.

Cette lecture remplit totalement ce vide. Surtout et avant tout sous un angle économique. Ne serait-ce que par la spécialisation de son auteur, Elsa CONESA, journaliste aux Echos. A l’inverse on voit vite qu’elle est moins au fait des affaires du football. Et tant mieux.

Ce livre, peut-être également car il y en a peu (trouver une biographie de Margarita L-D n’est pas chose facile), est quasiment un must. Pour deux vertus majeures.

Tout d’abord nous brosser un portrait qui se veut juste de cette héroïne russe. Sans complaisance mais sans tomber non plus dans la flagornerie. Et quel personnage. Loin de la caricature de la “parvenue russe” bling-bling, cette femme est un exemple de volonté absolue. Sans être née avec une cuillière d’argent dans la bouche. Mais une éducation, des valeurs. Et une fidélité. Absolue. A ses objectifs de vie, à ses amies (richissime elle ne les quittera jamais), à ses origines (pas de personnel de maison excessif pour ne pas perdre le sens des réalités et le contrôle de son home sweat home), à ses enfants, à son mari (alors que les épreuves, affectives et physiques, auraient pu l’en décourager). Bref qu’on aime ou pas sa froidure décrite : un modèle illustrant l’adage (discutable) “quand on veut, on peut”.

Néanmoins cet ouvrage d’E. CONESA a une autre grande vertu. Surtout pour les non financiers tels que votre serviteur. Mettre en avant un grand groupe français, Louis-Dreyfus & une activité spéculative méconnus : les denrées diverses et variées. Surtout, surtout, parce que c’est toute la vie et le talent génial (quoi que nous puissions en penser éthiquement -c’est un autre débat-) du mari de Margarita LOUIS-DREYFUS : les montages financiers, les appels de fonds, les holdings diverses et variées. Avec par exemple plus d’une centaine de banques quand il s’agit pour RLD de prendre le contrôle du groupe familial. Ou un montage financier tel de ses affaires, afin de se protéger de ses ennemis et surtout de ses collaborateurs, que personne n’était capable de le détricoter et comprendre ce qu’il contenait après sa mort. Tout cela est très bien expliqué par son auteur.

Au vrai, vous saisirez ce livre pensant lire une bio d’une Kardashian russe ? Vous y trouverez une autodidacte brillante, même si elle n’est pas toujours attachante. Et une lecture économique didactique.

octobre 23rd, 2016

avant Godard, un chef d’oeuvre d’une modernité absolue

Poster par cyrilaimelapolitique in Livres Coups de coeur

Le Mépris, de Moravia - Le Livre de Poche2105, originellement Editions Flammarion 1955 et traduit de l’Italien par Claude Poncet

Il faut préciser l’auteur de la traduction car si cette lecture est réussie, c’est aussi grace à son talent. Sans doute tellement efficace qu’il en est transparent : un bon travail qui ne se voit pas.

Un rendez-vous reporté depuis des années. Je ne saurai dire depuis combien d’années j’avais ce bouquin de poche de Moravia. En plus sans faire le lien immédiat avec le film de Godard. Cette fois, ça y est : je m’y suis mis et l’ai lu.

Et je ne le regrette pas. Précisons à propos du film que je ne l’ai jamais vu. Donc effet de surprise garanti et pas de transposition dans les acteurs de la version cinématographique.

Ce roman est universel. D’une écriture et dans l’expression des sentiments absolument contemporaines. Tellement que la lecture a parfois été pénible pour moi, je l’avoue. Difficile de ne pas se transposer dans la douleur et l’incompréhension de Richard Molteni.

Tout d’un coup, alors que le héros a l’impression de tout mettre en oeuvre -jusqu’à des métiers alimentaires contre une vocation artistique littéraire contrariée- pour offrir la vie à laquelle sa femme aspire : celle-ci lui annonce pire que la fin. Qu’elle ne l’aime plus, crescendo qu’elle ne le désire plus. Mais sans le quitter frontalement. Comme si c’était la suite logique et inexorable de leur (trop courte) histoire d’amour et de couple. Et Richard Molteni n’y comprend rien & va s’épuiser d’efforts. Tel le papillon pris dans son filet alors qu’il croit pouvoir encore s’envoler.

Je savais Moravia au panthéon, classique, des grands écrivains italiens. “Le Mépris” l’est d’ores et déjà dans mon petit Summum des livres à avoir lu et conservé.

octobre 13th, 2016

Paris, Bruxelles, …le Chili ou Israël

Poster par cyrilaimelapolitique in Livres Coups de coeur

Quelqu’un priait sur ma tombe, de Jean-Claude Melka - POLICIER Les Nouveaux Auteurs, Editions Prisma 2013

Allons à l’essentiel : j’ai beaucoup beaucoup aimé cette lecture. Conscient que de vrais lettrés trouveront peut-être cela trop simple dans le style.

Mais l’auteur Jean-Claude Melka raconte un personnage, commissaire de police placardisé suite à une affaire de moeurs mêlant des “huiles” gênantes pour la suite de sa carrière, très crédible et attachant. Encore davantage quand au fur et à mesure il devient amoureux de cette riche héritière flamande.

S’en suit une enquête entre Paris et Bruxelles, grace aux réseaux internes du héros Maxime Hobart au sein de la Police, passionnante sur la mort, louche, d’une espèce de Dodo la Saumure encore moins sympathique. Avec un lourd passé plus nauséabond encore.

Certes pas une grande oeuvre mais un vrai bon roman policier. 

Anciens sujets »





Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 301 articles | blog Gratuit | Abus?