Cyril aime la politique

mars 11th, 2010

Criss-Cross au Parti Socialiste : si tu t’en vas quand je….

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Fausse venue ou faux départ de Vincent Peillon dans l’émission d’Arlette Chabot le 14 janvier dernier

Vincent Peillon, ex bras droit de Ségolène durant la campagne présidentielle, et cocu par cette même Poitevine.

Cocu parce qu’elle s’invite à sa réunion de Dijon, alors qu’elle n’est pas invitée au milieu de participants anonymes, et lui piquant la vedette.

Le même décide de faire l’arroseur envers France2 et Arlette Chabot, en ne venant pas à une soirée politique, sans se décommander à aucun moment. Bien décidé à faire parler de lui, prétendument pour protester contre la part de voix accordée au débat sur l’identité nationale.

Résultat : au contraire, il caricature encore plus ce (faux) sujet le laissant à des Besson et M.Le Pen.

Au pire devait-il se décommander et le faire savoir bruyamment.

Et surtout, quelle image supplémentaire de zizanie au sein du PS.

Il est vrai que c’était deux mois avant les Régionales et le cadrage de forme de Martine du côté de la Rose, et au contraire des joutes internes UMP pour la tête de liste en Région parisienne…

janvier 28th, 2010

Imprimante multifonctions et Dirigeant multifonctions

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A propos de la polémique actuelle, quasi finssante, sur la double casquette Véolia et EDF d’Henri Proglio

L’intéressé, apparemment jusque là bon patron de Véolia, s’est empêtré -et le gouvernement également- avec sa volonté première de prendre la direction d’EDF, sans pour autant renoncer à son entreprise précédente.

La polémique va se tarir car le Proglio va laisser tomber Véolia et ses émoluements. Pour s’occuper pleinement d’EDF.

Il ne s’agit pas de rentrer dans les polémiques démagogues sur les niveaux de rémunération. Après tout, s’il a des résultats (c’est bien la limite des golden parachutes négociés a priori), rien de choquant qu’un PDG ou DG “palpent” de manière conséquente.

Par contre, par contre, sans parler des complexes que cela nous donnent -nous pauvres salariés qui peinont dans nos 24H à faire tout ce qui nous incombe dans nos vies professionnelle et personnelle- : comment croire qu’un seul homme (ou femme d’ailleurs, n’oublions l’ubiquité de Rachida Dati) arrive à faire correctement toutes ces taches ?!?

Le VRP umpsite Coppe veut nous faire croire qu’il peut être leader au sein de l’UMP, député de sa circonscription, maire d’une ville moyenne comme Meaux, écrivain à ses heures (cf. son chef-d’oeuvre sur la langue de bois) & membre d’un cabinet privé d’avocats le week-end (véridique !).

Et le gouvernement, ainsi que l’intéressé lui-même, Henri Proglio, ont voulu nous faire croire qu’on pouvait être présent, gouverner, décider de la destinée de deux (très) grosses entreprises telles que Véolia et EDF. Aussi brillant soit-il. D’ci qu’en plus, on lui découvre un talent de sportif émérite à ses heures perdues.

 Comme si le vivier de potentiels talentueux, capables d’occuper les mêmes fonctions, au sein de l’antre prometteur de Véolia ou à l’extérieur de l’entreprise, était tellement limité qu’on soit obligé de constamment faire appel aux mêmes. Constamment.

Serait-ce l’explication éhontée de ce qui semble être un scandale français : le faible nombre de dirigeants à se “partager le gâteau” au sein des conseils d’administration français.

Chiffre diffusé cette semaine dans les medias : 98 personnes (seulement !) détiendraient 43% des droits de vote dans les boîtes françaises du CAC40. C’est plus qu’un cercle restreint.

Au vrai, ne tombons pas dans la démagogie. Le politique, la finance et le monde de l’entreprise feront toujours bon ménage. Et c’est par exemple, sans doute un bien qu’un bon financier comme Arthuis à l’époque ou une grande avocate d’affaires comme Christine Lagarde devienne Ministre.

Maintenant, il faut vraiment que l’étiquette ne soit pas du cooptage systématique, que ces cercles s’ouvrent. A tous niveaux, dans toutes les instances…

janvier 11th, 2010

Que reste(ra)-t-il de Philippe Seguin ?

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“un écho assourdi de la mort du Général de Gaulle” dixit un eurodéputé de l’UMP suite au décès de Philippe Seguin, et ses funérailles ce jour.

Que dire de plus sur ce personnage extraordinaire ? Extraordinaire car il n’y en aura plus des personnages comme lui. Entier, souverainiste mais sans être un de Villiers ou un Dupont-Aignan. Mais capable de sortir du rang pour aller contre Maastricht.

Profondément populaire car vrai issu du peuple, pupille de la Nation et instituteur de l’école normale. Fana de football ayant travaillé sur les statuts, les règles du jeu. Un des 500 à avoir assisté au match mythique OM / Forbach, lui l’homme du Sud.

Politiquement, on se souviendra de lui pour, Maastricht qu’il a failli gagner (”un combat perdu d’avance mais gagnable”, disait-il) on l’a dit, mais aussi le Munich social & son ministère des affaires sociales. Ainsi que son travail de fond, avec Fillon à l’époque, pour construire la fracture sociale de la campagne (elle aussi perdue d’avance mais gagnable puis qu’elle l’a été) de Jacques Chirac en 1995.

Maintenant les éloges mêmes suite à son décès montrent qu’il n’aurait sans doute jamais pu être un Homme d’Etat véritablement. En effet, le consensus de langues de bois favorables, tant à Droite qu’à Gauche, est complètement inverse de son caractère. Lui qui était trop franc-parler, pas un homme d’appareil et de consensus (même s’il n’aimait pas les conflits personnels). D’ailleurs n’est-il pas un peu mort en 1992 quand il part avec Pasqua (pas sa meilleure union…) contre le référendum européen ? et définitivement quand Chirac n’en fait pas son Premier Ministre en 1995 pour finir juriste -et non fonction politique- comme Président très neutre et honnête de la Cour des Comptes.

Comme cela a été dit, c’est surtout un homme qui est sans doute né vingt ans trop tard, quand le Gaullisme et une certaine idée de la France s’estompaient. Tout le monde ne tarissait pas d’éloges à l’égard d’un angle politique -le séguinisme- qu’on savait moins dérangeante car sans relêve… 

janvier 4th, 2010

Superbe roman picaresque sur le destin d’un Algérien du XXième siècle : Younes

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Ce que le jour doit à la nuit - Yasmina Khadra - Prix des lecteurs de ELLE - Juliard 2008 et Pocket 14017

Disons le tout de suite : découvert personnellement voici deux ans, je suis déjà un inconditionnel de cet écrivain algérien. Car il s’agit bien d’un homme, qui s’est caché jusqu’en 2001, derrière un pseudonyme féminin : Mohamed Moulessehoul. Ex Commandant de l’armée algérienne qui a combattu les extrêmistes du GIA, il se consacre depuis 2000 à sa passion, l’écriture.

Ainsi (cf notre précédente chronique sur les Sirènes de Bagdad) Yasmina Khadra nous permet-il de mieux comprendre les conflits du Moyen-Orient, et la perception de ceux-ci par les populations arabes, dans sa trilogie se déroulant en Israël / en Afghanistan / et en Irak.

Ici dans ce livre best-seller en 2008, ” Ce que le jour doit à la nuit”, il nous conte l’histoire de Younes futur Jonas qui se raconte aux premières personnes du singulier et du pluriel. Et c’est l’occasion de suivre année après année l’histoire d’un homme, et de l’Algérie. Avant Guerre, durant la seconde guerre mondiale, puis pendant celle d’indépendance.

Pour la faire courte : ne faisons pas la fine bouche sous prétexte que c’est un best seller. C’est un excellent livre que j’ai personnellement lu d’une traite. Avec tout ce qu’on aime où l’on retrouve l’Algérie de Camus (que Yasmina Khadra évoque, d’ailleurs). Dans le même style typique et richement décrit comme un Garcia Marquez sur sa Caraïbe colombienne.

Et comme dans ses précédents livres, l’auteur nous brosse le portrait attachant de personnages qui ne sont jamais, à part quelques uns, complètement purs ou totalement salauds. A l’image paroxystique du narrateur, Younes. Lequel va naviguer tout au long du récit entre son milieu d’adoption, ses copains occidentaux de la classe dominante & son identité profonde mais enfouie, arabe. Dilemme symbolisé également par sa double appellation : Younes à sa naissance auprès d’une famille d’agriculteurs du bled ; puis Jonas après son adoption par son oncle lettré, mariée à la chrétienne Germaine.

La vision équilibrée d’un écrivain arabe sur cette Algérie, pour contrebalancer par exemple les sagas cinématographiques d’un Arcady dans les années quatre vingt (”le Coup de Sirocco” ou “le Grand Carnaval”).

janvier 4th, 2010

UDF ou Morin Vs Bayrou : combat d’arrière garde ou d’actualité ?

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Depuis 15 jours - Le Nouveau Centre contre le Modem pour la légitimité du sigle UDF

A l’heure où moins de 40% des quinqua sont occupés effectivement sur le marché du Travail, où la suite de Copenhague est assez décevante….

notre classe politique prétendument centriste renoue avec LE vrai débat de société. Celui qui va les remettre sur les rails de la popularité.

En effet, les Centristes se cherchent. Et en même temps, recherchent un regain de popularité. Sans parler des figures du centre-droit en peine de retour en grâce comme … Hervé de Charette. Qui se souvient dans les classes populaires de cet éphémère ministre (inconsistant) des affaires étrangères sous Juppé ?

Bayrou / Morin : cherchez l’erreur tant les deux frères ennemis ne peuvent pas se voir. Tant ils se disputent la légitimité du Centre. Le deuxième penchant à droite en bon Ministre du gouvernement Fillon. Le premier cherchant de plus en plus des mamours à gauche.

Maintenant, ces centristes se disputent la légitimité de l’exploitation du sigle UDF, cher à Giscard le sage. D’un côté, de Charette en a déposé la paternité, à l’époque en 2007 quand le modem est créé, et le propose dans la “corbeille de la mariée” au Nouveau Centre d’Hervé Morin. De l’autre, Bayrou et son Modem se déclare légitime héritier de l’Union pour la Démocratie Française puisqu’il s’appelait ainsi, avant d’opter pour un nom de connectique multimedia.

Et si finalement, cette guéguerre n’était pas qu’une affaire de (petits) sous recherchés activement par le dit De Charette ? En effet, il est en mal d’argent et d’investiture. Premier acte, l’UMP -dont il était l’un des créateurs originels au titre de la frange UDF du mouvement unitaire droitier- lui coupe les vivres : son courant (ru ?) de pensée et de réflexion passe d’une subvention de 600 000 euros au dixième en quelques années. Second acte, la même UMP qui a tactiquement plus besoin de rallier les quelques voix du Mouvement Pour la France de l’extrêmiste vendéen de Villiers, décide de ne pas renouveler à de Charette son investiture régionale au bénéfice d’un MPF. Bref, plus de vivre pour le nobliot centriste, qui comme par hasard quitte dans la foulée l’UMP “en désaccord avec le virage à droite”.

Et au vrai, surtout, qui se fout de savoir ce que va devenir le label UDF et qui l’est vraiment ? A quand le retour d’une SFIO grace au courant Valtz au PS ?

décembre 27th, 2009

l’autobiographie, volet 1, de Jacques Chirac : qui lira son achat et sera content ou déçu ?

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Chaque pas doit être un but, Mémoires - Jacques Chirac - NiL éditions octobre 2009

Cette fois, ça y est : Jacques Chirac, notre ex Président, plus populaire que l’ex Giscard d’Estaing & jamais aussi populaire que depuis qu’il n’est plus aux affaires : squatte chez les Hariri, s’occupe de sa fondation et … édite ses mémoires. Enfin ce qui est déjà annoncé comme le premier tome de celles-ci. En effet, ce premier volet s’arrête en 1995 quand il atteint son but ultime, après deux échecs : l’élection à la Présidence de la République, confortablement contre Jospin.

Succès, forcément, de l’ouvrage dans les medias. Lesquels en ressortent l’essentiel avant même que nous ayons l’occasion d’en parcourir les lignes :

son dépucelage dans un bordel d’Afrique du Nord,

sa fameuse rencontre de 1981 orchestrée par Edith Cresson avec Mitterrand, prétendument pour sceller le sort de Giscard par une alliance RPR/Union de la Gauche contre nature,

ou la véritable maladie de sa fille aînée.

Pour la faire courte, après avoir lu ses quatre cent trente huit pages (sans avoir poursuivi par les annexes), cet exercice de dévoilement de lui-même par Chirac est une vraie déception. A la rigueur “gentil”. Surtout envers lui-même.

Quand on a lu, comme votre serviteur, deux  biographies (l’une à charge, celle de Frantz O.Giesberg. L’autre plus équilibrée, bien qu’écrite par un journaliste d’investigation de gauche, Pierre Péan) : on reste doublement sur sa faim. Car Chirac ne joue pas complètement le jeu.

Tout d’abord, globalement, il reste très indulgent envers lui-même et ne se montre pas très capable d’autocritique. C’est ainsi que son discours antieuropéen de Cochin en 1976 n’est analysé que sous l’angle de la maladie : diminué des suites de son accident de voiture récent, il se serait laissé mené en bateau par le duo d’enfer Juillet/Garaud, sans avoir recouvré tous son esprit critique et d’indépendance. Et c’est tout juste si on le croit davantage sur son dérapage des années quatre vingt dix relatif aux voisins immigrés sur le palier, sans parler de l’odeur nauséabonde la leur cuisine.

Ensuite, par pudeur ou par volonté de ne pas trop ternir son blason, on ne retrouve pas toute la transparence qu’une autobiographie exigerait. Même subjective. Sur ses rapports compliqués voire conflictuels avec “certains” amis politiques, par exemple. Rien sur un Chaban-Delmas qu’il a contribué largement à “couler” pour les échéances présidentielles. Rien de véritablement intéressant sur ses rapports “je t’aime moi non plus” avec un Pasqua devenu très très gênant sur la fin (jusqu’à nous faire croire qu’il avait à peine suivi l’oeuvre de l’homme de main Marchiani, en 1986, pour libérer les otages du Liban).

Enfin, rien de très personnel sur ses amitiés plus transversales en politique : son attirance pour les Communistes en début de vie, jusqu’à l’anecdote de la signature de l’appel de Stockolm / celle avec Rocard / ses proches à droite que sont les Mazaud, Juppé ou Debré.

Au vrai, un livre “gentil” qui ne vous apportera pas grand chose de plus pour comprendre les affres de tels destins politiques. Si vous n’avez jamais rien lu sur Chirac, à la rigueur prenez ce livre. De surcroît pas forcément toujours bien écrit : dans le rythme notamment, avec des longueurs quand il s’agit d’expliquer des convictions politiques qu’on sent finalement assez légères (et c’est bien toute la limite et l’intérêt du personnage). Tout juste vérifierez-vous son attirance pour Mitterrand (pas très bien racontée car on sent en même temps qu’il cherche à se défendre d’une trop grande séduction du retors de Jarnac), sa haine envers Giscard et sa rancune tenace envers Balladur.

S’il est encore temps, lisez plutôt la biographie de Péan sur Chirac beaucoup plus dense en anecdotes, et mieux écrite. Et fuyez celle de F.O.G. uniquement à charge et crachant trop dans la soupe médiatique dont il s’est repu durant des années, voulant nous démontrer avec force suffisance à quel point, lui, était au fait des secrets de salon du Tout-Paris contrairement à ses plébéiens de lecteurs.

décembre 11th, 2009

Deux personnages, quelques rares inquiétantes rencontres, un paysage lunaire post catastrophe nucléaire : la route de Cormac McCarthy

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La route - Cormac McCarthy - Prix Pulitzer 2007 (170 000 lecteurs annoncés mais ce n’est pas un gage de qualité) - Point P 2156 - Editions de l’Olivier 008 sinon original 2006

Attention chef d’oeuvre original, selon moi. Mais je ne suis pas un expert adepte de ce genre et un ami à moi, plus féru, n’a pas aimé, lui.

Bref, histoire très simple : un père, le fils. On ne les appelle même pas ainsi tout au long des 252 pages. L’auteur préfère user de “l’homme”, “l’enfant”. Comme si, et nous ne sommes pas loin de le penser durant la lecture, qu’ils sont les derniers représentants de ces deux genres.

Lecture assez angoissante (d’ailleurs j’ai alterné -chose rare- avec un autre ouvrage, la bio de Chirac, pour ne pas tout le temps baigner dedans) : il se passe peu de choses, ils croisent peu de gens. C’est le néant absolu et on se demande vers où ils vont. Ils se le demandent eux mêmes. Tout juste savent-ils ce qu’ils ne veulent pas, gardant précieusement un révolver avec une ou deux balles restantes, en plus de leur cher caddie, pour “s’éviter le pire” le cas échéant…

En pleine lecture, sans le savoir, j’ai découvert qu’une version cinéma allait sortir, présenté à Venise, avec Vigo Mortensen en vedette. Difficile d’imaginer une adaptation réussie, sans tomber dans le gore. A voir…

(par contre -rajout le 11 janvier 2010- vous pouvez la courte lecture d’un Enfant de Dieu. Petite chronique de 1973 du même auteur sur un être frustre, Ballard, qui se désocialise de plus en plus, complètement amorale, pour devenir petit-à-petit un tueur en série à la campagne. Durant les 160 pages, on attend quelquechose, un éclairage ou une péripétie… qui ne vient jamais)

novembre 22nd, 2009

Mieux que ceux en politique ? Un résumé des joutes littéraires, le plus souvent entre maisons d’éditions.

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Les scandales littéraires - Claire Julliard - Collection Librio n°922 2009

Finalement, je connaissais cette collection mais je crois n’en avoir jamais lu avant. Court et accessible en prix.

 Il s’agit ici de se remémorer quelques uns des scandales politiques. Les profonds qui ont laissé des traces et dont on se souvient : L.F.Céline qui ne décroche pas le Goncourt ou Boris Vian jamais primé, en passant à l’inverse par Gary/Ajar deux fois primés.

Mais aussi ceux dont les protagonistes ne laisseront pas de trace, ni dans l’histoire, ni par leur oeuvre. Bien qu’ils proclament le contraire servant plus leur ego surdimensionné que leur talent. Le meilleur exemple pour les gens de ma génération étant Jean Edern Hallier.

En complexifiant les choses car l’auteur parle aussi des vrais écrivains doués, dont les écarts privés ont desservi leur crédibilité littéraire. Sans parler de ceux que les éditeurs ont laissé passer, pour s’en mordre les doigts ensuite.

A lire. C’est une époque de joutes remplacée par les people. Même pas les politiques (il suffit de voir les caricatures de Daumier de l’époque pour se persuader que l’heure est à la modération). A la rigueur les footballers avant et après matches.

novembre 21st, 2009

Droit de réserve des écrivains, des artistes en général ? Marie N’Diaye against Eric Raoult

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Suite à la querelle due aux déclarations de Marie N’Diaye sur le climat sarkozien actuel, et à la réaction tout en mesure du dit Raoult.

Tout d’abord, comment se donner de l’importance quand on s’appelle Eric Raoult et que plus personne ne se souvient de vous à l’époque où vous oeuvriez comme Ministre de la Ville (n’est pas Bernard Tapie qui veut) ?

Et bien, il suffit d’être sur tous les fronts (jeu de mots involontaire au fil de la rédaction, que je conserve eu égard au gauchisme notoire du personnage) : député, président depuis l’origine d’une fédé UMP, président d’une association des amis d’Israël, etc.

Surtout, faites-vous remarquer en prenant des positions…marquées sur des phénomènes ou des personnages célèbres qui vous dépassent à tous points de vue.

Côté phénomènes, ce triste sir a notamment milité pour le retour de la peine de mort envers les responsables terroristes. En pleine crise pour surfer sur la vague populiste. S’il s’était agi de crimes pédophiles, il aurait switché des barbus endoctrinés aux pervers.

Ou défendu le mur de Sharon à l’encontre des Palestiniens. Le même Raoult qui a du semaine dernière se réjouir des 20 ans de la chute de celui de Berlin.

Quant aux personnages, il n’hésite. A l’époque contre Edith Cresson, alors Premier Ministre. D’ailleurs pas à tort puisqu’il s’agissait de répliquer aux bêtises proférées envers les Japonais fourmis. Mais pour y répondre sur le même registre, parlant de “l’argot vulgaire des femmes de poissonnier”. C’est vrai qu’en matière de vulgarité, Eric l’UMPiste en connaît un rayon…

Cette fois, quelques jours après l’obtention du Prix Goncourt par Marie N’Diaye, Eric Raoult remet cela en réclamant un devoir de réserve envers cette écrivain qui ose critiquer l’air ambiant en France, sous le règne de son Maître Sarko. Laquelle avait expliqué avoir quitté la France, trouvant “détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité…, Besson, Hortefeux, tous ces gens-là je les trouve monstrueux“.

Il n’est même pas question d’argumenter sur le fond. Car Raoult ravive le feu d’une déclaration d’une rare démagogie et bêtise. Evidemment qu’une Marie N’Diaye ne part pas “que” pour ces questions politiques. Et il ne faut pas exagérer : nous ne sommes pas en dictature fasciste et/ou népotique. Même si elle est d’origine sénégalaise, par ses origines africaines, la lauréate du prix Goncourt devrait savoir ce qu’est vraiment une autocratie, une république bananière.

Mais en matière de sottise, Eric Raoult dépasse les scores et fait coup double, triple, etc par cette prise de position contre Marie N’Diaye.

1. le TIMING : elle a obtenu son prix Goncourt en novembre. Alors que les dites déclarations anti-Hortefeux / Besson datent du mois d’août. Donc impossible d’appliquer le droit de réserve.

2. la SPHERE : depuis quand, un artiste relève-t-il du politique ? C’est très révélateur de l’étroitesse d’une bonne partie des hommes politiques, que croire qu’ils peuvent légiférer et orienter tout. Surtout en France où nous avons la “décretite” aigüe.

Que cela nous plaise, ou non (et encore une fois, en l’espèce : les déclarations de Marie N’Diaye sont injustifiées), un artiste est par définition l’être qui doit le plus tendre à la liberté absolue.

3. le FOND :  autant les propos d’un rappeur appelant à niquer la police ou à violer des femmes, doivent faire appel à une forme de modération voire de censure publiques. Autant ceux de l’écrivain goncourtisée ne sont porteurs d’un quelconque danger pour le particulier ou la collectivité.

Alors, devant la volée de bois vert qu’Eric Raoult s’est pris de ses opposants (Cohn-Bendit). Logique. Mais aussi unanimement des membres du jury Goncourt (Pivot), des journalistes (Colombani)…et de ses pairs de l’UMP.

Eric retourne à l’anonymat et occupe-toi de TOUS tes administrés du 93. Quant à mettre en avant un élu honorable UMP de Seine-Saint-Denis, il semble que le maire de Montfermeil Xavier Lemoine fasse mieux l’affaire. 

novembre 13th, 2009

Si maintenant il s’agit de légiférer aussi sur Photoshop….

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Vu un soir chez Taddei France 3 : projet d’une député(e) UMP du Sud de la France en mal de reconnaissance.

Qui connaît Valérie Boyer ? Et justement ce doit être son drame : être inconnue, au mieux méconnue. Du coup, elle n’hésite devant rien pour réduire cette insuffisance de renommée.

Depuis fin septembre, arguant que les jeunes femmes deviennent neurasténiques en voyant des photos de mannequins dans les magazines de mode irréalistes car retouchées, cette député du sud-est veut innover. Elle a trouvé LA bonne idée : faire figurer une mention précisant dès qu’un shooting est mise en page après retouche/effacement photoshop.

N’importe quoi. Premièrement, comme l’a très bien expliqué une photographe de mode : avant même l’utilisation de correcteurs comme photoshop, la manière même / l’angle choisis par le photographe est un parti-pris, donc une déformation de la vérité.

Deuxièmement, sur cet aspect aussi de la vie, des moeurs, les politiques, en France particulièrement, se trompent lourdement en coyant que cela relève de la sphère législatif et politique. Le mal être des jeunes femmes en mal de minceur ne se réglera par des “Fumer tue”, “Photo non réaliste modifiée” ou “dans le cadre d’un régime équilibré”…

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