Les sirènes de Bagdad (Les hirondelles de Kaboul)
Les sirènes de Bagdad - Yasmina Khadra - Julliard 2006 (et Pocket)
Le narrateur est un bédouin irakien, qui habite Kafr Karam, un village “tranquille”, arriéré diraient les partisans de la ville. Ceux qui sont allés et connaissent Bagdad. Un petit village dans le désert, encore éloigné de la guerre intérieure que les GI américains ne parviennent pas à contenir.
Très vite, la vie du narrateur va basculer, violemment et graduellement. Jusqu’à le conduire aux pires décisions de l’intégrisme, de l’absolutisme. Et justement ira-t-il jusqu’au chaos absolu ?
Encore une fois -cf. notre chronique du 27 mai dernier sur un autre opus de cette trilogie en Israël “l’Attentat”- cet excellent écrivain algérien qu’est Yasmina Khadra nous narre très bien la tragédie actuelle en Irak, à travers tout une série de personnages vrais. Ni totalement courageux / ni totalement couards. Ni méchants / ni gentils. On comprend à quel point, a fortiori l’armée américaine, l’Occident doit faire l’effort de comprendre l’autre, ses us et coutumes, ses interdits, plutôt que d’agir comme un éléphant dans…
Vous finirez bien cette trilogie avec “Les hirondelles de Kaboul” (Julliard 2002), plus court, plus noir, avec moins d’éclairs positifs. A l’image de la situation sur place ? Là, des personnages désespérés ou cyniques, qui descendent au plus profond de leur (mal) être. Surtout dans un cadre, Kaboul à l’époque des Talibans, qui est omniprésent à travers les 148 pages de ce court roman.
Ce ne sera plus possible de regarder CNN ou les chaînes satellites arabes sans plus de recul, après cette riche lecture.
Cela donne envie de lire le reste de l’oeuvre, notamment algérienne, de l’auteur.








