Suite et fin des frasques de mai dernier de DSK ?
A propos de l’interview de Dominique Strauss-Kahn de dimanche soir sur TF1, suivie par dix millions de spectateurs
Evidemment que nous savions que Dominique Strauss-Kahn allait hyper préparé son intervention. Sa première prise de parole depuis ces évènements de mai dernier. Et évidemment qu’il allait peser ses mots, précautionneux quant aux suites judiciaires possibles avec les procédures encore en cours : au civil aux U.S. et dans le cadre de la plainte de Tristane Banon en France.
Bref personnellement, je m’attendais à être déçu devant un propos expurgé de sa moindre substance intéressante.
Force est d’avouer au contraire que j’ai été épaté par DSK. A la fois par sa maîtrise -l’attitude et le verbe réglés parfaitement- et par son semblant de vérité quand il dit avoir raté son rendez-vous avec les Français, loué sa femme qui l’a sauvé, ou enfin assurant avoir perdu sa “légèreté”. Instinctivement, on le suit et le croit.
Toutefois, nous avons eu alors une lecture de DSK différente, selon son sexe. Voire selon son histoire personnelle, même comme garçon. En effet, s’il est convaincant face à un auditoire d’hommes, il est certain que le terme d’”inappropriée” pour une relation de neuf minutes, prétendument sans contrainte et sans transaction payante : cela passe beaucoup moins quand une femme l’écoute ou quand on est un homme concerné dans son histoire propre par un viol, de près ou de loin.
Du coup, en y réfléchissant bien et en écoutant la gent féminine moins enthousiaste que votre serviteur par l’exercice de style télévisuel, on se dit que cela reste tout de même le pot de terre contre le fer, le puissant contre le faible. Et que l’on reste sur un goût d’inachevé, d’inégalité devant la justice des Hommes.
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