Cyril aime la politique

septembre 5th, 2010

Version 1991 d’Henning MANKELL des aventures policières de Kurt Wallander, flic suédois ordinaire

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Meurtriers sans visage - Henning MANKELL - Edition originelle 1991 et Christian Bourgeois éditeur 1994 & Policier Points P1122Bon, si je n’avais pas lu d’autres opus des aventures de notre flic suédois, père de Linda, et quadra dans cette histoire : je n’aurais pas hésité à écrire quelques lignes sur “Meurtriers sans visage”. Donc je m’y plie.Mais en réalité, ce n’est pas le meilleur.Toujours est-il qu’on y retrouve certains thèmes récurrents de l’auteur à travers les interrogations de son personnage :la place de l’étranger immigré dans la société suédoise,l’évolution de la criminalité de plus en plus violente, gratuite et en se limitant plus aux grosses agglomérations,ou la consommation forte d’alcool dans ce pays,enfin -moins présent mais comme par hasard dans celui-ci et le précédent que j’ai lu ; à savoir l’enquête de Stefan Lindman- le poids de l’extrême-droite & de ses réseaux secrets.Bref, ici, Kurt Wallander et ses collègues doivent enquêter sur un crime “agricole” atroce. Un vieux paysan, modeste, est assassiné atrocement près tortures. Et sa femme succombe peu après de ses blessures.S’ensuit une enquête pénible pour Kurt Wallander à l’issue de laquelle celui-ci va tout de même finir par alpaguer les coupables.Au final, un roman correct d’Henning MANKELL.Mais pas celui par lequel commencer si l’on veut se convaincre de l’intérêt de cet auteur de romans policiers.

août 22nd, 2010

Une enquête dans les tranchées - Trophée 813 du meilleur roman noir francophone 2009 Folio policier

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Tranchecaille - Patrick Pécherot - Gallimard 2008 & folio Policier 581Je n’ai pas un spectre de lecture suffisant pour confirmer que ce roman méritait vraiment le titre de meilleur roman noir francophone en 2009.Quant à ma connaissance littéraire de la guerre de 14, là aussi cela se limite à deux fois celle des Croix de Bois de Dorgelès ET à une excellente BD de Gibrat, Mattéo.Mais toujours est-il que Patrick Pécherot sait sacrément bien écrire, “efficacement” si ce qualificatif est approprié pour de la littérature. A telle enseigne que cela m’a donné envie d’en découvrir un peu plus sur les autres écrits de P.Pécherot.Ici vous en aurez pour vos quelques heures de lecture (courte, 310 pages). A la fois une formidable enquête, avec un meurtre -en plein charnier général organisé entre états français et prussiens dans les tranchées- qui en dévoilera un autre, à quelques centaines de kilomètres de cela.Et aussi une vision, et un style, de cette guerre au quotidien. Pour tous les acteurs de cette Der des der qu’à travers les nécessités de l’enquête menée pour la défense de l’accusé imaginée par l’auteur, Patrick Pécherot : officiers Lieutenant, Capitaine, Colonel, simples troufions, “chirurgiens” en pleine action, soeur qui oeuvre comme infirmière ou mêmes prostituées.Au vrai, une vraie bonne surprise ce roman noir de Patrick Pécherot avec notamment des passages admirables quand il s’agit d’expliquer ce que signifie “mordre la terre”.

août 14th, 2010

Opus 1999 / 2000 de Michael Connelly : imbroglio politique pour l’inspecteur Bosch

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L’envol des anges, une enquête de l’inspecteur Bosch - Michael Connelly - Editions originelles Hieronymus 1999, puis Editions du Seuil oct. 2000 & Policier Points P989

H. Bosch est marié depuis un and ou deux avec l’ex-flic, pas tout à fait ex-joueuse de poker, Eléonore. Un soir l’adjoint du Chef de la Policie, Irving l’appelle pour qu’il se rende sur un lieu de crime, toute séance tenante. Pourtant il n’est ni mobilisé, ni compétent pour traiter cette juridiction.

Mais il va devoir le faire car le contexte “politique” rend impossible que les flics attitrés soient en charge de l’enquête. D’où le recours à l’inspecteur Bosch et accessoirement -ce qui n’est pas innocent dans la tête d’un Irving exerçant dans un L.A. des minorités- ses deux adjoints blacks : Edgar et Rider.

Enquête impossible pour la police de Los Angeles car parmi les deux victimes retrouvées assassinées dans un funiculaire en fin de journée, on trouve Howard Elias, le célèbre avocat pourfendeur d’une police prétendument blanche et maltraitante pour les Noirs de la ville. Et ce brillant avocat s’apprétait à attaquer le lundi suivant un procès hautement médiatique, non seulement régionalement mais nationalement également, pour défendre les intérêts (financiers, s’entend) d’un petit malfrat inculpé de meutre d’enfants et martyrisé par la policie durant une garde-à-vue infructueuse.

Au vrai, une preuve de confiance à première vue quand Irving confie cette haute responsabilité à Bosch et consorts, assistés de “collègues” des Affaires Internes (les “boeufs carottes” US), puis du FBI pour calmer l’opinion et prouver l’importance et l’objectivité portées à ce double meurtre.

Preuve de confiance qui peut vite se révéler être un imbroglio politique (ménager les communautés, l’interne et les différents départements policiers), social (éviter coûte que coûte de nouvelles émeutes comme en 1992), une course contre la montre (un coupable à tout prix).

Au final, comme à son habitude, Bosch va s’en tirer. En ne ménageant personne, aucune piste, sans jamais dépasser les bornes -exercice délicat avec Irving comme patron- Cela va très vite le conduire à une double enquête pour laquelle inspecteurs de L.A. + Affaires Internes + FBI ne seront pas de trop : qui a tué Howard Elias, certes ? mais aussi sur quel crime, et avec quel coupable réellement, Elias avait-il abouti ; ce qui a conduit à sa perte ?

Comme toujours, une enquête réaliste, emprunte de la réalité sociale de cette ville contrastée. Tout juste pourrez-vous être un peu frustrés de la toute fin de l’histoire. Un peu entendue.

août 11th, 2010

Arto Paasilinna, ou la découverte de la Finlande et de la littérature finnoise

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Les dix femmes de l’industriel Rauno Rämekorpi - Arto Paasilinna - originellement “Kymmenen Riivinrautaa” en 2001, puis Denoël 2009 et folio 5078

J’ai hésité à catégoriser cet ouvrage dans mes “livres coups de coeur” car cet ouvrage est plutôt, à mes yeux, un ovni, un outil de découverte culturelle. Pour moi. Plus qu’un coup de coeur.

Lecture courte (270 pages). Comment qualifier ce roman ? Lubrico-picaresque ? En effet, au bout de quelques pages, et de façon croissante, on se rend compte que le “héros”, l’industriel sexagénaire Rauno Rämekorpi, raconte sa vie, son passé et ses rencontres de SON point-de-vue. Comme cela l’arrange, égoïstement, en enjolivant les conséquences de ses actes sur les autres ; en particulier sa femme Anniki.

Rauno Rämekorpi fête ses soixante ans. Industriel auto-didacte à succès, il est bien entouré dans une fête plus protocolaire qu’intime, organisée par sa seconde épouse, avec toutes les huiles locales et nationales qui s’imposent.

A la fin de la fête il va se retrouver surchargé de cadeaux, victuailles et gerbes de fleurs en tous genres. Or son épouse est allergique à ces dernières et cela rend impossible de les laisser à leur domicile. Plutôt qu’aller les jeter à la décharge, le voilà embarqué avec un chauffeur de taxi dans un road-roman alentour pour aller les distribuer à des connaissances, féminines, qu’il connaît et a connu et avec lesquelles il a toujours partagé un ou plusieurs moments d’intimité, remettant cela à chaque visite. A son corps défendant, bien entendu.

Puis quelques mois après, à l’orée du 25 décembre, il compte bien remettre cela, toujours assisté de son fidèle compagnon chauffeur de taxi et lutin du Père Noël pour l’occasion. Mais entretemps, toutes ces femmes -pourtant d’âges, d’horizons et de conditions différents- se sont mises mutuellement au courant de leur “infortune” commune. Et le masque, la nature réelle du personnage Rauno Rämekorpi vont de plus de plus être mis à jour.

Au vrai, ce personnage brut et quasi-rustre malgré sa queue-de-pie et les honneurs récoltés après 60 ans de vie est un prétexte illustratif pour l’auteur. Illustrant quoi ? N’en sachant pas plus ni sur Arto Paasilinna, ni sur la Finlande, il nous est difficile de trancher.

Au vrai, les 270 pages de lecture ne sont sans doute pas un ouvrage qui restera dans nos annales personnelles. Par contre, au pire, elles nous brossent un portrait assez cru de ce qui constitue sans doute 75% de la condition masculine universelle. Même si là, il s’agit d’un récit finnois. Au mieux, c’est aussi une occasion facile d’en savoir un peu plus sur la Finlande. Au-delà de ses pilotes de rallye automobile dont les noms de famille finissent tous phonétiquement par “neine”, de sa pseudo-neutralité durant la seconde guerre mondiale entre les Nazis allemands et les Soviétiques russes, ou les Accords d’Helsinki. A travers les destinées et les métiers des femmes que Rauno Rämekorpi rencontre, on en apprend un peu plus sur son histoire, son climat, ses moeurs alcooliques voire brutales des Finnois ou sa gestronomie semblant beaucoup graviter autour des harengs.

Une découverte “exotique” peu flatteuse…

août 10th, 2010

un opus 2000 de Henning Mankell, mais mettant en avant cette fois l’inspecteur Lindman

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Le retour du Professeur de danse - Henning Mankell - originellement 2000, puis Seuil 2006 & Points Policier P1678

x-ième opus d’Henning Mankell que je lis.

Outre l’intrigue propre à ce roman et les protagonistes qui en découlent, cette fois le personnage principal est un inspecteur apparemment efficace (et nous le vérifierons dans une autre histoire avec Kurt Wallander et sa fille), quoiqu’un peu trop introspectif : Stefan Lindman.

Or celui-ci apprend quasi-conjointement qu’il a vraiment un cancer trouvé précocément, une tumeur à la langue. Avec une quinzaine de jours avant les séances de radiothérapie. Et incidemment, en lisant le journal, qu’un collègue à la retraite, avec lequel il a travaillé au début de sa carrière, a été assassiné dans son lieu de retraite, loin de la ville.

Ne sachant que faire de ce temps d’attente avant l’hôpital, et ne supportant pas l’idée de rester à gamberger chez lui à Boras ou de temps en temps dans les bras de sa compagne-maîtresse, Elena, Stefan Lindman va décider de se rendre là-bas. Sur le lieu du crime d’Herbert Molin. Pour essayer d’en savoir un peu plus.

Cela va aller beaucoup plus loin puisqu’il le veuille ou non, que cela plaise ou non au Chef de la police locale, Stefan va se retrouver acteur majeur de l’enquête et des incidents qui vont jalonner l’enquête.

Car au-delà de l’assassinat lui-même du flic retraité, atroce, c’est un enchevêtrement de personnages et à l’apparition d’un complot plus important auxquels nous allons assister.

Au final, on peut juste regretter le ressort du complot politique et des vieux nostalgiques assez classiques dans les romans policiers -entre sectes et extrême-droite-. Mais cela reste un bouquin d’Henning Mankell bien écrit. Avec la mise en avant d’un second rôle habituellement, Stefan Lindman, auquel on s’attache entre enquête halletante et introspection angoissante sur sa maladie.

Pas le meilleur Mankell mais une valeur sûre.

août 4th, 2010

Grand prix des lectrices ELLE Policier, de la littérature policière 2008, du roman noir Nouvel Obs Bibliobs 2009, du roman noir français du Festival international du film policier de Beaune 2009, mystère de la critique 2009, du roman noir Quais du Polar 2009, Jean Amila Meckert 2009, “813″ 2008… : n’en jetez plus. Nul besoin de louanges pour “Zulu”

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Zulu - Caryl Férey - Folio policier 584 & Gallimard 2008

ATTENTION excellent roman policier. Auteur français bien que cela se passe dans l’Afrique du Sud, celle de post-Mandela, qui se prépare à accueillir dans quelques mois la Coupe du Monde de Football. La première en Afrique et cette Afrique du Sud doit être une superbe vitrine…clean.

Propre ce roman et les faits qui s’y déroulent ne le sont pas du tout. Ce qui est beau, c’est cette quasi amitié professionnelle entre Ali Neuman, le chef zulu de la brigade d’enquête, Brian Epkeen l’africaneer qui a su s’extirper de son milieu mais reste un flic border line & Dan Fletcher le plus wasp, propret et efficace enquêteur amoureux de sa femme Carole…sans laquelle il serait tout autre.

Contre tout le monde, à commencer par leur(s) hiérarchie(s), mais aussi contre les mafias locales, ces trois-là vont mener une enquête exaltante dans les townships et au-delà (jusqu’à la Namibie). Enquête qui va s’avérer bien (trop ?) grosse dans ses conséquences pour leur auguste personne.

Un polar halletant, qui permet à des béotiens comme moi d’en savoir un peu plus sur la vraie Afrique du Sud actuelle. Notamment corruptions et les bons & les méchants qui ne sont pas d’un seul côté mais partout à la fois. En passant par drogues diverses et variées, et des rapports humaines attachants entre ces trois flics, leurs ex ou présentes femmes, leur patron, etc.

Vraiment un must

août 3rd, 2010

Une bonne (honnête) surprise, ou la chronique à rebondissements d’un sexagénaire sur le retour

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Michel Quint - Une ombre, sans doute - Folio 4975 ou Gallimard 2008

Un livre acheté avec tout un tas, dont des polars suédois et islandais ou un Camus.

Et là ce bouquin de Quint (l’auteur ne m’est pas connu) qui m’attire je-ne-sais-pourquoi.Sans doute l’effet marketing de la photo années 40 réussie (puisque je l’ai acheté).

Je l’ai acheté mais pas lu depuis. embourbé notamment dans des lectures décevantes voire chiantes.Ou “imposées” pour le travail.

Bref me voilà embarqué dans “Une ombre, sans doute” semaine dernière en vacances en Espagne,avec du temps devant moi pour lire ce (court) bouquin, dans une écriture facile. Après en avoir enfin fini avec une bio non autorisée du Canard Enchaîné, et un excellent polar français (dont on reparlera dans les prochaines chroniques).

George (sans -s-, détail qui résume presque à lui seul l’intrigue de l’histoire), architecte aventurier qui a sillonné le monde en se détachant de ses racines nordistes,

doit revenir chez lui pour solder son passé. Il a appris voici quelques jours la mort conjointe, quasiment, de ses deux parents. Elle, la couturière. Lui, l’imprimeur qui n’avait jamais voulu changer la devanture de son atelier, depuis l’après-guerre et au grand dam de son épouse.

Histoire banale à première vue. A l’image du village duquel George est issu -ne lui en déplaise car rien ne l’y attache, et certainement pas tous les objets et la maison qui lui restent- : les adolescents qu’il a connus ont vieilli mais les choses n’ont pas vraiment évolué. Et l’intrigue va se résumer à quelques personnages.

Si ce n’était les flashes-back et tout le lourd passé qui va ressurgir.

D’abord de Toinettte, la vieille, mère de Sylvain, jadis complice de sa mère.

Nadine, son “amour” de jeunesse qui s’est embourgeoisée et semble revenir l’aider à solder son passé.

Ou le dit Sylvain, consciencieux employé de mairie avec qui la complicité se résume à peu de choses tant les horizons les séparent.

Au vrai, rien d’exceptionnel dans ce roman qui n’est pas un chef-d’oeuvre. Notamment par les thèmes abordés maintes et maintes fois. Mais une écriture et des personnages qui sonnent juste. Avec un soin particulier pour jalonner une histoire justement simple avec de nouvelles informations qui nous font prendre des chemins de traverse. Chemins où l’on découvre -s’il était besoin de s’en convaincre- que personne n’est exempt de reproches. Ni dans ce récit, ni en général.

Dans un contexte de seconde guerre mondiale, propice aux situations paroxystiques.

A lire

juin 2nd, 2010

Se forger, compléter, ou confirmer sa culture rock grace à la FNAC

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Pop Rock les années 60 - 79 - Discothèque idéale fnac - 2010Bon, autant le dire : j’aime les anthologies.Quitte à tomber dans le côté Culture confiture, abstract de 20/80 à connaître pour briller en société.Cela a commencé en 1988, pour les 20 ans de Mai 68, où Libé avait sorti une anthologie des 100 albums à avoir, à écouter. Anthologie fruit des discussions de directeurs artistiques aussi différents que les Inrock. ou Monique Lemarcie de RTL. Bref, à 18 ans (et oui, c’était il y a longtemps…), j’ai aimé sa lecture (dans ma salle de sport) pour me confirmer que No Comprendo comptait déjà, ou que Songs of the Key of Life était un must que j’avais acheté dans la foulée. Et que j’écoute religieusement depuis…Et ce goût s’est poursuivi avec des thématiques des années après, grace à la fnac. Moins oecuménique que celle de Libé en 1988, et sans doute avec une vocation plus commerciale. Mais toujours est-il que j’enchaîne “la Discothèque idéale Chanson Française” en 2005, le Guid’fnac Soul Funk en 2009….et tout récemment cet opus Pop Rock de 1960 à 1979.Déjà on commence par vite balayer les albums qu’on a déjà : dans les 50 idéaux, seulement 10 (London Calling des Clash, L.A.Woman des Doors, Never Mind the Bollocks des Sex Pistols, 3 albums des Beatles ou Tommy des Who). Et je me rends compte que j’ai écouté à peine un quart de l’ensemble des 200 répertoriés.Au final, foncez / livrez-vous à cet exercice. Pour remettre au goût du jour l’importance des folk singers. Mettre les albums derrière la carrière de l’iguane Iggy Pop. Réaliser le poids d’un Neil Young, même fin des 70ies. Ou ne pas limiter les bijoux Punk aux Clash ou aux Sex Pistols.

mai 23rd, 2010

Culture et modernité ? Occident, Afrique ? Religion Vs modernisme ?

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L’aventure ambiguë - Cheikh Hamidou Kane - 10/18 n°617 , Julliard 1961Conférence dans le cadre du travail et vous savez ce que c’est : vous vous retrouverez devant un intervenant brillant, sexagénaire, jazzman, passionné de jardins japonais, membre du corps professoral du Campus HEC mais assurant aussi de l’intégration pour des “jeunes de banlieue”. Rien que le CV vous remet à votre place.Et c’est sans compter sur les références littéraires qu’il égraine, persuadé que toute l’audience les connaît, lui persuadé que cela constitue le minimum culturel.Dans ce cadre, il fait allusion au très intéressant “L’Aventure ambiguë”, le héros et surtout son entourage, familial, religieux, villageois, hésitant entre intégration culturel à “l’occupant” occidental & conservation de sa culture ancestrale, à la fois religieuse et villageoise. Lui le fils d’un notable Diallobe.Samba Diallo finalement passera sa licence à Paris, cotoiera des amis blanc, jusqu’à Lucienne la bourgeoise communiste. Sans oublier d’où il vient puisqu’il reviendra à son village sénégalais. “Finalement” étant le mot.Au-delà de la volonté de briller en société, ou au moins d’être moins ignare lors de soirées d’intellectuels : cette histoire est vraiment enrichissante, et bien écrite de surcroît. Mon premier livre africain en ce qui me concerne.

(ma lecture suivante étant moins fluide -et pourtant mon auteur culte- : L’automne du Patriarche de Gabriel Garcia Marquez)

mai 12th, 2010

Kurt Wallander a-t-il la relève assurée ? Henning Mankell l’a prévue apparemment

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Avant le Gel, de Henning Mankell, opus des aventures de Kurt Wallander - Policier Points 1539 - Editions du Seuil 2005 et Original 2002

Deuxième lecture en ce qui me concerne de l’inspecteur cheg Kurt Wallander.

Quelques années après. Son meilleur ami Sven, l’éleveur désargenté de chevaux se meurt lentement, Kurt vit toujlours seul. Enfin pas tout à fait car sa fille squatte chez lui quelques semaines avant de prendre son appartement ET son poste d’aspirante flic, ayant fini l’école de Police.

Justement la cohabitation entre le père et la fille, Linda, toujours difficile et affective depuis le début, va prendre un autre tournant. En effet, malgré elle, celle-ci va être baignée personnellement et professionnellement dans une enquête halletante. A la poursuite d’une amie qui n’en est plus tout à fait une, d’un tueur atroce, et de fous sectaires à la logique destructrice.

Au final, un roman qu’on regrette de finir. Pas tant pour l’enquête que pour le personnage de sa fille, Linda. Terraillée entre ses amies et son devoir de flic. Entre sa volonté impérieuse d’exister indépendamment de sa figure paternelle, et aussi les bonnes leçons qu’elle peut prendre en s’inspirant de son modèle.

Effficace.

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