Cyril aime la politique

mars 26th, 2012

Avez-vous déjà entendu parler du RCV ?

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Les Fondements humains du leadership - le plus humain c’est le plus efficace DURABLEMENT - Christophe Le Buhan & Jacques Santini - les éditions demos 2008

Difficile de résumer un bouquin de développement personnel plus que de management. Non pas que le propos soit compliqué : c’est un livre facile à lire, plus difficile à appliquer scrupuleusement au quotidien avec ses conseils de vie de leadership de ces deux spécialistes.

Mais on touche vraiment à 7 préceptes -on fait attention à ses termes en pareil cas- à observer pour atteindre les Regards Créateurs de Valeur. Et rassurant, mais pas facile, de voir qu’il faut accepter d’être plus soi et gérer les conflits à chaud pour être un bon manager.

Par contre, à chaque fois que les co-auteurs veulent nous prouver par l’exemple qu’ils ne sont pas de doux rêveurs, fans de “tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil”, … leurs exemples tombent à côté tant ils sont simplistes (trop basiques pour être extrapolés à des cas managériaux quotidiens) ou décalés (écueils d’une vie hospitalière ou sur un chantier ?!?).

Au final, sa lecture -si l’on joue le jeu- est surtout intéressante par ses têtes de chapitre que l’on extrapole à sa personne et sa vie professionnelle quotidienne.

Néanmoins ce n’est pas très bien écrit et ne donne pas forcément envie de rentrer en cas pratique de formation avec ces mêmes auteurs. Pas de chance, je serai a priori prochainement en training avec l’un des deux…

mars 11th, 2012

Trente cinq jours sans voir la Terre. Pull rayé, mal rasé, on vient de débarquer…

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“Maintenant tu es seul” - autobiographie d’Axel Bauer - Michel Lafon 2012

Si j’avais lu plusieurs autobiographies (aucune) ou bio (seule celle de James Brown par Philippe Manoeuvre dans mon souvenir), sans doute n’aurais-je pas consacré quelques lignes à celle présente d’Axel Bauer dans cette catégorie “coups de coeur”.

Au vrai il s’agit plutôt d’un coup de marketing puisque voilà une semaine, en ballade rapide à la FNAC, sans jamais en avoir entendu parler avant, me voilà tenté par la tête de gondole et la vie de l’auteur du cultissime “Cargo de Nuit”.

Après, c’est tout juste une lecture de vacances. De quais de gare comme on se plaisait à le dire pour les romans à l’eau de rose de Jacques Laurent.

Perso cela m’a amusé de voir l’effet destructeur des années d’éducation passées au Collège privé Saint Martin de France à Pontoise, près de mon enfance dans le 95, où drogue et désoeuvrement semblaient régner au sein de ces gosses de riches délaissés par leurs parents.

Pour le reste, on sent entre les lignes un artiste, car c’en est véritablement un, et visiblement un des meilleurs guitaristes français, qui se ment à lui même. En tout cas à ses lecteurs. Car il n’avoue pas toute la vérité que l’on lit entre les lignes : ennui entre un tube tous les dix ans (Cargo début 80ies, Eteins la Lumière des 90ies, et A ma Place en duo avec Zazie début 2000), régime alimentaire particulier avec force hamburgers et parfois alcool voire plus si affinités. Enfin et surtout instabilité affective voire tendance récurrente à la dépression.

Bref un CV classique de musicien chanteur. A lire pour cela si on n’a pas lu avant celle de Keith Richards (laquelle bio est apparemment d’un autre intérêt) ou la prose d’un Yves Simon, véritable écrivain.

mars 4th, 2012

14-18 et les artistes, écrivains, poètes, peintres, dessinateurs…

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La Grande Guerre, vue par les artistes et les écrivains (1914 - 1918), Document Librio & Le Monde

Lecture rapide pour cet exercice à la fois petit récit historique et extraits d’auteurs majeurs durant cette drôle de guerre, celle de toutes les nouveautés (gaz, armes modernes…).

Tragédie évidemment pour ceux qui y sont restés, les Péguy ou Alain-Fournier. Ceux qui l’ont payé les tous derniers jours, Apollinaire enterré le jour de l’armistice quand la foule festoyait. Mais aussi pour les vaincus, les pac

février 26th, 2012

Polar nordico-américain, avec une pincée de gothique et beaucoup, beaucoup de bikers nazillons pleins de bière

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Brasiers - Derek Nikitas - éditions Télémaque - 2010 (édition originale 2007)

Lou Moberg est une adolescente normalement perturbée : elle a seize ans dans une semaine, ses deux meilleures amies sont des jumelles avec lesquelles elle boît occasionnellement de la bière. Et elle se montre moins physiquement proches de ses parents. Même si elle aime beaucoup son père, Oscar, professeur à l’Université.

Samedi après-midi avec lui dans le centre commercial de sa banlieue. Cela va vite se transformer en véritable enfer, avec un crescendo incroyable tout au long des 400 pages du roman. Beaucoup de gens paumés, d’alcool, de déserrance, de machisme et d’idées limitées chez les personnages auxquels elle va devoir s’affronter.

Au bémol près d’une fin peut-être un peu trop longue, avec force sang à toutes les étapes, il n’en reste pas moins que l’intrigue est bien construite avec des jalons inattendus tout au long de sa lecture. Et un personnage central, Lou Moberg, auquel on s’attache vite malgré sa réserve. Et l’on croit finalement à toutes les péripéties qu’elle va vivre et à sa faculté d’adaptation.

Un bon conseil de la rubrique littéraire de ELLE.

février 5th, 2012

l’art de la guerre, du management, de la négociation ou du management ?

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L’art de la guerre, de Sun Tzu - Champs classiques - Flammarion - Travaux de S.B. Griffith sur un texte original estimé 500 avant J.C.

Voilà un ouvrage qui revient régulièrement dans les “musts” bibliographiques de tout séminaire de formation, management, statégie et autre école du leadership en entreprise. Depuis une expérience personnelle analogue en 2004, je me disais qu’il fallait que je le lise un jour.

Et voilà qui est fait. Non sans mal. Entre approximations et recoupements dus aux mystères autour de l’oeuvre originelle de Sun Tzu. Et tout simplement les siècles écoulés depuis sa rédaction, au gré des traductions et diverses interprétations. Puis, avouons-le, ma propre (in)culture ne m’a pas facilité la tache tant ma connaissance d’un Tsao Tsao se résume au visionnage des “3 Royaumes” de John Woo.

Ce livre est une merveille, une découverte quasi à chaque chapitre. Tout d’abord parce que sauf érudition acquise sur le sujet et les époques évoquées, vous allez apprendre un peu de l’histoire de la Chine. Comme découvrir combien les armées étaient avancées en Asie, plusieurs siècles avant J.C. Avec, par exemple, usage coutumier des arbalètes quand les Anglais attendront le XIIIième siècle pour l’étrenner.

Et surtout parce que c’est certes un must des écoles militaires, découvert et remis à l’honneur seulement au XXième.

Mais sorti de ce contexte belliqueux, on a aussi l’impression que Sun Tzu a écrit le premier opus des règles de base de la stratégie de développement d’une entreprise ou d’une bonne négociation menée à bien. Ainsi, de même qu’il est expliqué aux jeunes étudiants d’écoles de management, que “préparer, c’est gagner”, Sun Tzu nous explique qu’une bataille se gagne avant. Dans la connaissance du terrain, une science absolue du renseignements, l’art de saper le morale des troupes adverses.

Il explique aussi -discours sans doute peu entendable par beaucoup de seigneurs de guerre- qu’il faut savoir arrêter une guerre pour en tirer le bénéfice et rallier aux vainqueurs les vaincus afin d’administrer un territoire élargi consolidé. Enfin, évidence mais pas toujours suivi des faits, il brocarde l’exploit individuel du combattant frondeur qui fonce et massacre en combattant, car irréfléchi et n’entraînant pas le reste de la troupe en une tactique plus anticipée.

Bref, assez parler car je traduirais forcément mal le propos de Sun Tzu (tout du moins celui qu’on lui prête car son existence et les reliquats de ses textes demeurent mystérieux).

Vous aurez certes par moment une lecture difficile tant cela nous est culturellement étranger. Mais oui, certainement un best de culture générale de base. Oserais-je ? une Bible.

février 4th, 2012

ELLE n’a pas toujours raison et n’est pas toujours une référence de société

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L’envie, de Sophie Fontanel - Robert Laffont - 2011

Quelle couverture médiatique autour de cet ouvrage d’une journaliste de ELLE. Sophie Fontanel s’attaquant, de manière crue (donc avec beaucoup de lecteurs voyeurs en perspective), au sujet de l’abstinence et de la forme de jouissance qu’on peut en tirer. Autrement que via un courant évangéliste puritain.

Au final, heureusement après une lecture rapide, c’est en fait un loupé. Tout d’abord n’est pas écrivain(e) qui veut et cela ressemble plus à un aggloméré d’articles qu’à un récit ou même un essai. Ensuite on a du mal tout au long de la lecture et jusqu’à la fin, à comprendre -au fond- le propos de Sophie Fontanel. Son propos oscillant entre l’apologie de la solitude choisie et d’une autre formed’onanisme, et la frustration. Celle de l’auteur espérant parfois. Mais aussi de ses proches dont certains sont dans une misère sexuelle tout aussi peu enviable malgré leur union.

Après celle de La Délicatesse, la lecture de l’Envie de Sophie Fontanel ne l’aura pas permis de comprendre certains aspects de la gent féminine. Ou alors il m’a manqué un minimum de sensibilité pour saisir l’intérêt.

janvier 8th, 2012

Quasiment les débuts d’écrivain d’Harlan Coben

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Sans un adieu - Harlan Coben - 1990, 1993 - Pocket Thriller 14796

Certes, ce n’est pas un grand livre. Et dans sa préface, l’auteur critique les à peu près, même s’il reconnaît ne pas avoir voulu le corriger a posteriori, et en a réutilisé certaines coutures dans des histoires ultérieures.

Il n’est reste pas moins que c’est un intrigue de facture classique : un couple jet set, et lui disparaît mystérieusement lors de leur nuit de noces. Tout milite pour une mort accidentelle, dans un endroit paradisiaque de surcroît, en Australie. Mais sa jeune et ex mannequin d’épouse ne va jamais y croire et investiguer.

Néanmoins cela se lit facilement, est distrayant avec des jalons et un rythme régulier qui n’ont rien de faciles ni d’invraisemblable. Cela aurait pu faire un scenario de film à succès. Et nous n’en sommes pas si loin avec l’adaptation de Ne Le Dis A Personne, tant les similitudes sont grandes entre les deux histoires.

Un bon bouquin de vacances ou de trajet. Rien de plus mais c’est déjà cela.

décembre 30th, 2011

Modernité ne rime pas forcément avec fraîcheur et revisiter des “classiques” a du bon

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Contes et nouvelles de Guy de Maupassant - Nouveaux classiques Larousse (collection constituée en 1933)

Les brocantes ont du bon, de pouvoir à peu de frais revisiter les classiques qui n’ont plus guère leur place dans les bibliothèques familiales, municipales et plus même de valeur commerciale ou à titre de don.

Bref, après la lecture du premier tome (cf. chronique du 8 juin dernier de ce présent blog), voilà achevée celle du second. Toujours aussi bon. Quoique différent : moins de chroniques paysannes au réalisme cru (bien que de Maupassant critiquat à l’époque les notions de réalisme ou de naturalisme), moins de morts. Mais la récurrence d’un thème à travers la moitié des dites nouvelles : la peur voire l’épouvante. Souvent gratuite, sans explication ni conclusion pour nous éclairer.

Au vrai sa lecture est définitivement moderne. Dans l’économie de mots (de Maupassant s’érigeait contre le stylisme et les néologismes en tout genre) ; il parvient à être juste & précis avec un vocabulaire simple.

Les thèmes n’ont rien à envier à E.A.Poe ou au fantastique actuel.

Et au final, vous passerez un bon moment de terreur, d’absurde et parfois de sourire voire d’humour noire (cf. la volonté forcené de deux compagnons de pêche pour aller tater le goujon au-delà des lignes prusiennes en 1870). Un must à revisiter.

décembre 28th, 2011

N’est pas Ian Fleming qui veut, même en y faisant allusion

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Le projet Bleiberg, David S.Khara - Poche 10/18 domaine policier 4497 - Editions critic 2010

Si j’avais commencé cette chronique à la première moitié de l’ouvrage, peut-être l’aurais-je catégorisé dans les livres “coups de coeur”, thriller historique sur fond de CIA et de  Seconde Guerre Mondiale. Histoire de se vider la tête avec une bonne lecture de vacances.

Or il n’en est rien et des plus fins, spécialistes de ce genre policier, diront que c’est de la grosse ficelle marketing. Car tout y est pour faire un cocktail best seller à la Fleming ou Tom Clancy : canevas historique à travers les suites de la Seconde Guerre Mondiale, le gros complot militaro-industriel à travers un consortium supranational & les services secrets. Sans parler de mutant ou de golden boy qui découvre en vingt pages sa véritable identité après avoir perdu dans la foulée père / mère et … père de coeur.

Au vrai tout n’est qu’épisodes entendus et secrets dignes des Templiers ou du Da Vinci Code. Mais là il s’agit des Nazis. Quoique pas vraiment. Ce serait trop simple.

A fuir et repliez-vous plutôt sur un bon vieux Henning Mankell si vous voulez une bonne intrigue, crédible, et des personnages à la psychologie travaillée.

décembre 25th, 2011

Comment écrire le road movie d’un héros sans permis, ou un roman d’espionnage people franchement français ?

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Le ravissement deBritney Spears, de Jean  Rolin - Roman P.O.L. Septembre 2011

Attention ce livre est un o.v.n.i. et va vous ravir, sans jeu de mots avec le titre lui-même du roman.

Car il est vrai que le “teasing” (autorisons-nous cet anglicisme puisque l’essentiel de l’histoire se déroule à L.A.) était prometteur avant d’attaquer la lecture de ce “Ravissement” (sans présager du plaisir, du ravissement que laisserait sa lecture elle-même) : critiques unanymes du Masque Et La Plume -ce qui n’est pas fréquent- Et un superbe jeu de mots dans le titre, toujours autour du mot “ravissement”. Avait-il servi de titre après rédaction de l’intrigue, ou à l’inverse d’idée de départ à l’écriture de l’histoire improbable ?

Toujours est-il qu’on est bien à la fois au coeur du ravissement que provoque la star Britney Spears, notamment à travers ses quelques millions de followers sur Twitter & également du pseudo-risque d’enlèvement de la dite Britney par une frange d’Islamistes cherchant à renouveler le 11 septembre.

Or les services secrets français confient au narrateur, agent français qui a entre autres particularités de ne pas posséder de permis de conduire, la mission de suivre voire d’exfiltrer en cas de danger la starlette des charts américains. Histoire de damer le pion à la CIA et autres FBI, et idéalement de servir l’office du tourisme antillais en choisissant alors ces îles pour libérer Britney du danger barbu.

Au vrai, l’histoire n’est qu’un prétexte pour la découverte de L.A., à pied, en métro et à travers toutes les lignes de bus qu’il arpente par ce Français véritablement décalé.

Et au-delà d’une histoire qui n’a pas que le mérite de l’idée originale du scenario, l’auteur écrit extrêmement bien. Avec un choix de vocabulaire de plus en plus rare. Surtout dans un récit qui n’a rien de niaiseux ou intellectuel.

Un vrai plaisir de langue française. Encore davantage quand on le lit loin de l’hexagone. Lequel donne envie de découvrir le reste de l’oeuvre de Jean Rolin.

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